Cdm 98 : Brésil 2-1 Ecosse : Auriverde nouveaux horizons ?

Bien démarrer une Coupe du Monde. En voilà un obstacle auquel se sont heurtés nombre de champions sortants. Et c’est avec l’envie d’éviter la « malédiction du match nul » empêchant le tenant du titre mondial de remporter son premier match dans la compétition suivante, que le Brésil se présentait face à l’Ecosse pour ce match d’ouverture.

D’entrée de jeu, les joueurs de Mario Zagallo tentaient d’imposer une domination technique, passant par un jeu collectif et plutôt plaisant, à l’image d’un Bebeto remuant et cherchant quasi-systématiquement Ronaldo.

L’équipe auriverde semblait transfigurée, en rapport avec la piteuse qualité du jeu proposée durant les matches amicaux de préparation au Mondial, et cette domination se traduisait très vite au tableau d’affichage, lorsque César Sampaio reprenait au premier poteau un corner frappé par Bebeto.

On ne jouait que depuis quatre minutes et l’on pensait déjà le Brésil prendre un ascendant terrible sur des Ecossais qui devaient avoir la tête dans le sceau. Mais fidèles  à leur réputation qui veut que ces joueurs n’abdiquent jamais, ceux-ci tentaient de repartir de l’avant, et il s’en fallait de peu pour que Durie trompe Taffarel d’un lob en extension.

Le rythme du match s’emballait et l’on voyait de bonnes actions d’un côté comme de l’autre. Le Brésil semblait néanmoins dominer les débats, comme sur cette frappe de Rivaldo qui terminait dans les bras du potier adverse, ou sur ces deux longs ballons produits par Dunga, l’un trouvant Hendrie, lequel manquait de peu de tromper son propre gardien, l’autre repris de la tête par César Sampaio , sans que ce soit cadré.

Alors que la moitié de la première mi-temps était atteinte, le Brésil voyait son empreinte sur ce match s’étendre. Ronaldo se montrait dangereux d’abord par une série de dribble sur le côté droit, conclue par une frappe difficilement sortie par Leighton, puis en rôdant derrière la défense centrale écossaise, ce qui poussait le gardien adverse à sortir promptement devant lui.

L’Ecosse tentait tout de même de réagir, Gallacher percutait sur la droite et voyait son centre tendu n’être dégagé que par une reprise acrobatique de Junior Baiano. Et alors que l’on sentait la maîtrise brésilienne s’étioler quelque peu, tout en constatant un précision accrue du côté de l’Ecosse, César Sampaio se rendit coupable d’une faute complètement stupide en poussant Gallacher dans la surface, alors que le ballon était loin. Verdict : carton jaune pour Sampaio et penalty pour l’Ecosse, que Collins ne se faisait pas prier pour transformer.

On jouait la trente-neuvième minute, et le score était donc de un partout.

Le Brésil terminait donc péniblement cette première période, et ce n’étaient pas les rares accélérations de Ronaldo, ou les centres tendus de Roberto Carlos qui allaient changer la donne.

Dès le retour des vestiaires, Zagallo procédait à son premier changement. Leonardo entrait et suppléait Giovanni.

Très vite, le Brésil se remettait dans le sens de la marche. Ronaldo laissait filer le ballon entre ses jambes, ce qui profitait à Rivaldo dont la frappe passait de peu à côté. Ronaldo, encore, percutait dans l’axe, et talonnait pour Leonardo, mais la finition n’était toujours pas au rendez-vous.

Les protégés de Craig Brown tentait bien de se montrer menaçants, par l’intermédiaire de l’insaisissable Gallacher, mais son centre effectué en tombant ne trouvait personne.

Le Brésil ne s’en laissait d’ailleurs pas compter, comme le montraient cette tête pas assez appuyée de Ronaldo, ou cette reprise de Cafu, contrée.

L’Ecosse concédait de plus en plus de corners, et Mario Zagallo décidait de sortir Bebeto, de moins en moins influent, pour faire entrer Denilson et offrir à la fois une plus grande force de percussion à son équipe, ainsi qu’une meilleure utilisation des côtés.

Ce changement allait porter ses fruits, Denilson, très remuant depuis son entrée, obtenait une touche en provoquant sur le côté gauche. Dunga héritait du ballon et adressait un bon centre au deuxième poteau, vers Cafu, lequel tentait de piquer son ballon au-dessus de Leighton. Sa tentative était contrée mais Boyd se voyait dévier la gonfle dans son propre but sans qu’il ne puisse arrêter son mouvement. Le Brésil reprenait l’avantage : 2-1.

L’Ecosse semblait avoir reçu un terrible coup sur la tête et ne s’en relèverait pas, malgré cette belle frappe en pivot de Gallacher (encore lui), laquelle passait au-dessus et cette toute dernière action pour Collins, lequel vendangeait son coup-franc en l’expédiant dans le mur.

Sans être particulièrement brillant, le Brésil remportait donc son premier match de cette phase de groupes, en prenant le meilleur sur une équipe écossaise qui n’avait pas démérité, mais semblait trop limitée pour jouer un rôle sérieux dans la compétition. C’en était fini de la malédiction du tenant du titre.

Un joueur dans le match : Dunga. Le capitaine brésilien aura été le seul joueur à maintenir un niveau de performance élevée tout au long de la rencontre. Son jeu long n’aura souffert d’aucun déchet et son sens tactique aura fait énormément de bien à son équipe.

Mention spéciale : Gallacher, Ronaldo et Denilson. L’ailier écossais aura été une menace permanente pour l’arrière-garde auriverde. Il aura profité des espaces offerts par le naturel offensif de Roberto Carlos pour inquiéter plus d’une fois Taffarel.
Ronaldo n’aura pas été de toutes les actions brésiliennes, mais dès qu’il touchait le ballon, un vent de panique se levait chez Boyd et ses camarades. Cela suffit en général à classer un joueur.
Denilson aura permis au Brésil de mieux maîtriser son sujet et aura été à l’origine du second but de son équipe. Une entrée tout en percussion et vivacité qui aura fait du bien.

Une déception : Rivaldo. Pas assez vif, trop personnel, peu inspiré dans ses choix de passes, l’attaquant du Barça devait vite oublier ce match, sur lequel il n’aura pas assez pesé.

http://www.youtube.com/watch?v=3jDOFI0ej4A

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