Cdm 98 Italie 2 – 2 Chili: La Squadra digère mal son chili

1998 World Cup Finals. Bordeaux, France 11th JUNE 1998. Italy 2 v Chile 2.  Chile's Marcelo Salas (11) celebrates scoring his second goal of the match with team mate Ivan Zamorano.
Premier match du groupe B et première petite affiche de cette coupe du monde entre l’Italie, vice-championne du monde en titre, et le Chili.
Des chiliens qui peuvent légitimement prétendre à la place de dauphin supposé dans ce groupe (qui compte l’Autriche et le Cameroun également) en s’appuyant sur son attaque de feu Salas-Zamorano, double meilleurs buteurs en phase de qualifications avec 12 et 11 réalisations. 23 buts des 34 de leur équipe (meilleure attaque au passage, devant l’Argentine, excusez du peu), c’est dire leur importance.
L’Italie comme d’habitude, fait parti des favoris pour le titre malgré un passage par les barrages et une qualification compliquée  aux dépens de la Russie. Mais avec des Maldini, Costacurta, Roberto Baggio et l’éclosion des Nesta, Cannavaro, Vieri, difficile de ne pas en faire un des prétendants au titre suprême.

La Squadra Azzura part donc favorite pour ce match et son collectif devrait pouvoir faire la différence face à la fougue offensive des hommes d‘Acosta. Sauf que collectif il n’y a pas durant ce match. L’Italie s’est rendue la partie très compliquée, laissant le jeu à des chiliens joueurs et sans peur. Et il a fallu compter sur les talents individuels pour s’éviter une très mauvaise surprise. Notamment celui de Roberto Baggio, décisif sur les deux buts avec cette passe inspirée pour Vieri sur l’ouverture du score (10′) et buteur sur un pénalty très sévère pour une main clairement involontaire du défenseur adverse (85′). Joli symbole toutefois, quatre ans après ce tir au but manqué en finale face au Brésil.
A chaque fois, le but italien intervient au moment où on l’attend le moins et où le Chili semble le mieux contrôler les débats. L’envie offensive de ces derniers avait été récompensé juste avant et après la mi-temps sur deux buts de Marcelo Salas en bon renard des surfaces. Un premier but plein d’opportunisme sur corner (45+3) puis une magnifique tête sur laquelle il saute plus haut que Cannavaro (49′)!

Le hold-up quasi parfait donc sans cette décision discutable de Monsieur Bouchardeau qui a eu beaucoup de travail durant une partie particulièrement hachée et tendue avec quelques mauvais gestes des pitbulls du milieu de terrain. De la tension, de l’orage sur le terrain comme dans l’air avec un temps tropical sur le Parc Lescure mais une rencontre qui se termine tout de même avec quatre buts et une volonté d’aller de l’avant qui fait plaisir avec deux équipes évoluant en 3-5-2 (un peu zarbi du côté italien d’ailleurs). Aaaah le bon vieux temps…

FEUILLE DE MATCH
2-2: Vieri (10′) Roberto Baggio (85′ sp) – Salas (45+3; 49′)
Parc Lescure, Bordeaux
35,200 spectateurs
17h30
Mr Lucien Bouchardeau (Nigeria)

ITALIE
Pagliuca (5.5): Autoritaire sur ses sorties, il a fait quelques interventions pleines d’à propos. N’est pas engagé sur les deux buts de Salas.

Costacurta (5): Un match de pompier pour le libéro milanais qui a du intervenir plusieurs fois colmater les brèches quand ça devenait trop chaud dans la surface.

Cannavaro (4): Il s’est fait mangé par les deux attaquants chiliens, n’ayant pas l’estomac assez solide pour répondre au physique de Zamorano et à la vitesse de Salas.

Nesta (6): Le jeune laziale a rendu une copie très propre et très classe, défendant toujours debout et ne cédant jamais à la panique.

Maldini (5.5): Il a contrôlé son côté gauche comme depuis 15 ans. Facile, bel homme, capitaine, alliance au doigt. Amour.

Di Mattéo (3.5): Un match de fantôme, complètement invisible dans l’entre-jeu ou sur les côtés. Vite sorti pour Di Biagio (5.5), très intéressant dans le jeu en transition.

Di Livio (6.5): Le meilleur italien sur le terrain. De l’activité tout le long de son côté droit, le seul à percuter au milieu et apporter du danger dans le camp chilien. Remplacé bizarrement par Chiesa (5) plutôt bon dans son apport de fin de rencontre.

Dino Baggio (5.5): Un bon début de match où il a gratté nombre de ballons, remettant de l’ordre dans la maison quand c’était le bordel. C’est quand il a baissé le pied que le Chili est revenu dans la partie.

Albertini (5): Décevant. Il a semblé passablement énervé et a commis beaucoup de fautes sans jamais peser sur le jeu comme il aurait du.

Roberto Baggio (6): Il n’a pas beaucoup couru, pas toujours fait les bons choix mais il termine avec une passe décisive lumineuse en pleine course et le but de l’égalisation. Tranquille.

Vieri (6.5): Un corps de déménageur qui ne l’empêche pas de se déplacer sur tout le front de l’attaque. Et ça a bien emmerdé les défenseurs chiliens. Un but plein de vista, des occasions, des grosses frappes, et un joli toucher mine de rien. Du très très solide de la part du pichichi de Liga cette saison. Remplacé par Inzaghi qui a eu l’opportunité d’égaliser en fin de match.

CHILI
Tapia (6): De belles interventions, notamment dans les duels où il a sorti deux trois grosses opportunités italiennes.

Fuentes-Margas-Reyes (5.5): Une défense centrale à trois assez complémentaire, notamment dans les airs et dans les coups avec un gros sens du sacrifice. Margas a été remplacé sur blessure par Ramirez.

Villaroel (6.5): Un latéral très offensif et technique qui va au charbon dès qu’il le faut. Il n’a pas eu peur même avec Maldini face à lui. Gros match.

Rojas (5): Moins en vue que son acolyte, le joueur de Colo-Colo a pas mal souffert face à Di Livio. Sans jamais craquer pour autant.

Paraguez (4): Dépassé au milieu de terrain aussi bien techniquement que physiquement, il n’a été bon qu’à faire des fautes, pas toujours très catholiques. Vilain garçon.

Acuna (5): Le relayeur chilien, caution jeu du milieu d’habitude, n’a pas franchement brillé durant cette partie. Peu en vue il a été remplacé par Cornejo qui en a montré plus en 8 minutes.

Estay (5.5): Le meneur de jeu de poche a fait son match avec ce qu’il faut de percussion et de contrôle du rythme, notamment lorsque son équipe menait au score. Remplacé par Sierra en fin de rencontre.

Zamorano (5.5): Un match de buffle où il a pris un malin plaisir à aller au mastic contre des défenseurs qu’il a l’habitude de rencontrer en Serie A. Son travail a bien payé pour son compère Salas notamment. Il est un peu sorti de son match à trop se prendre la tête avec Albertini.

Salas (7): Un grand match d’attaquant. Des appels , des décrochages et une présence dans la surface quand il le fallait avec ces deux buts dans le pur style du numéro 9.

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