Cdm 98 Cameroon 1-1 Autriche: Pour quelques secondes de plus

POLSTER SONGO'O

« Won’t you help to sing
These songs of freedom
Cause all I ever have
Rigobert Song »

A quoi peut tenir une qualification pour les huitièmes du finale d’une Coupe du Monde? A une erreur d’inattention peut-être. Certes, il reste encore deux matches, rien n’est encore joué, d’autant plus que les quatre équipes du groupe B ont toutes un point, mais les Camerounais ont raté une belle occasion de prendre deux points d’avance sur l’Italie et le Chili, qui n’ont pu se départager un peu plus tôt dans l’après-midi, à Montpellier (2-2).

Malgré les remontrances de Claude Leroy depuis son banc dans les ultimes instants, les Lions Indomptables ont craqué dans les arrêts de jeu, alors que Pierre Njanka, au terme d’un slalom rageur, avait trouvé les filets de Michael Konsel et fait lever tout les 33 500 spectateurs du Stadium de Toulouse (77′). Contraint de jouer en pivot et de venir prêter main forte à ses coéquipiers très bas sur la pelouse, Toni Polster n’a pas manqué sa seule occasion de la partie. Laissé seul aux 6 mètres, le capitaine autrichien a eu tout son temps pour pulvériser la cage de Jacques Songo’o (90+2). Sans créativité, peu tranchante hormis sur une frappe de Pfeiffenberger quelques instants avant l’ouverture du score, l’Autriche a subi les offensives camerounaises, gênée par le placement du Niçois Didier Angibeaud et des courses des deux Pierre, Njanka et Womé.

Emmenés par l’éternel François Omam-Biyik et l’ancien Parisien Patrick Mboma, invité de dernière minute après le forfait de Marc-Vivien Foé, les Lions Indomptables ont dominé le match, notamment grâce à une défense particulièrement en verve, symbolisée par les interventions pleines d’à propos du désormais ex-Messin Rigobert Song et de Raymond Kalla, sans oublier les lourdes frappes de Pierre Womé, gamin de 19 ans qui évolue en Italie, à l’AS Lucchese. Côté autrichien, à l’image de ses coéquipiers, Wolfgang Feiersinger n’a pas eu le rendement espéré, après une saison exemplaire au Borussia Dortmund où il a souvent pallié l’absence de Mathias Sammer, rien que ça. Devant, Andreas Herzog et Dietmar Kuehbauer ont été aux abonnés absents et n’ont pas eu le rendement espéré par Herbert Prohaska, contraint de tenter le tout pour le tout en fin de match en dégainant… un triple changement ! Bien lui en pris car ce point tombe un peu du ciel. Cette égalisation tardive démontre en tous cas que les Autrichiens sont prêts mentalement, à défaut de l’être techniquement.

Face à la Nazionale et à la Roja, favoris du groupe, le Cameroun et l’Autriche devaient se mettre dans les meilleures conditions pour espérer une qualification. Ce match nul ne scelle pas leur élimination mais après le spectacle offert par leurs rivaux en début de soirée (2-2), il est clair qu’il leur faudra élever leur niveau de jeu, le 17 juin prochain.

L’homme du match: Rigobert Song

Associé à Raymond Kalla, du haut de ses 21 ans, Rigobert Song a réalisé une entrée en matière remarquable sur la pelouse du Stadium de Toulouse. Hormis une faute évitable alors que le score était encore nul et vierge (72′), l’ancien Messin a été solide et tout simplement au-dessus physiquement. Polster et Kuehbauer ont eu les pires difficultés à se dépêtrer de l’emprise de « Rigo ». Les habitués de Saint-Symphorien n’ont certainement pas été surpris par le match du défenseur central, façonné par Joël Muller en Lorraine. Le nouveau joueur de Salernitana, promu en Serie A, a confirmé ce soir qu’il était promis à un brillant avenir.

La déception: Andreas Herzog

Son association avec Toni Polster devait mettre à mal le bloc défensif camerounais. Au final, Andreas Herzog, n’est pas parvenu à déstabiliser les hommes de Claude Leroy. Pas dans le rythme, peu présent, le joueur du Werder Brême est passé au travers. Sorti à la 82e minute, le meneur de jeu n’a pas pu réprimer un geste d’énervement envers son sélectionneur. Star de l’équipe au même titre que « Goal-Ster », Herzog doit une revanche à son équipe. Face au Chili, l’Autriche jouera rien de moins qu’une place en 1/8 de finale. Le jour parfait pour montrer ce dont il est capable.

Cameroun-Autriche (Groupe B) 12 juin 1998

Feuille de match:

Stadium de Toulouse, 33 500 spectateurs

Cameroun: Songo’o, Womé, Song, Kalla, Njanka, Omam-Biyik (C) (Tchami, 84e), Angibeaud, Mboma, Simo (Olembé, 65e), Ndo, Ipoua (Job, 65e).
Sélectionneur: Claude Leroy

Autriche: Konsel, Schoettel, Pfeffer, Feiersinger, Pfeifenberger (Haas, 82e), Herzog (Vastic, 82e), Cerny (Stoeger, 82e), Wetl, Mahlich, Polster (C), Kuehbauer.
Sélectionneur: Herbert Prohaska

Arbitre: Epifanio Gonzalez Chavez (Paraguay)

Buts: Njanka (77e), Polster (90+2′)

Avertissements: Pfeffer (27e), Ipoua (30e)

Prochains matches du groupe B (17 juin):
Chili-Autriche (17h)
Italie-Cameroun (21h)

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François Miguel Boudet

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