Cdm 98 Italie 3-0 Cameroun : une banane pour les Camerounais

WORLD CUP ITA CMR SOC

Des bons Italiens en début et en fin de match et au milieu une bataille plus âpre et équilibrée. Tel pourrait être le résumé du match de ce groupe B. Buteurs dès la 8ème minute suite à un magnifique coup de tête de Di Biagio magnifiquement bien servi par Roberto Baggio, les hommes de Cesare Maldini ont commencé sur des chapeaux de roue, ne laissant pas les Camerounais respirer. La ligne de récupération était haute, les Italiens très offensifs. Et quand Christian Vieri n’était pas hors-jeu, les attaquants italiens butaient sur Jacques Songo’o, le gardien du Deportivo La Corogne. Mis en confiance par les arrêts de son gardien et les loupés adverses, les Camerounais en profitèrent pour sortir petit à petit la tête de l’eau jusqu’à faire jeu égal avec la Nazionale. Tout cela jusqu’à la 43ème minute et l’expulsion de Kalla pour un attentat les deux pieds décollés sur un Di Biagio déjà au sol. Le tournant du match ? Et bien non. À 10 contre 11, le Cameroun ne faiblissait pas. L’infériorité numérique ne se faisait même pas sentir. Il faut dire que Claude Le Roy n’avait pas cédé aux sirènes défensives. Après l’expulsion de son défenseur central pas question d’en faire rentrer un autre. Au contraire, au retour des vestiaires l’entraîneur du Cameroun avait changé Ipoua par Job, c’est à dire un attaquant par un autre. Njanka, latéral en début de match, passait quant à lui dans l’axe de la défense. Cette tactique portait ses fruits et ce sont même les Camerounais qui dominaient le début de seconde période. Mais la débauche d’énergie supplémentaire pour combler le trou laissé par l’expulsion de Kalla allait bientôt se faire sentir. La fin de match fut atroce pour les Africains, magnifique pour les Italiens. Surtout pour Christian Vieri. Malheureux tout le match, le joueur de l’Atletico Madrid pouvait enfin jubiler. Ses deux buts dans le dernier quart d’heure délivrèrent tout un pays et évitèrent des sueurs froides à ses défenseurs. Finalement l’Italie l’emporta 3-0 assez facilement tout en souffrant une partie du match. Bizarre non ? Peu importe, les Italiens pointent à la première place du groupe B devant la Bulgarie, le Chili et le Cameroun.

Feuille de match :

Montpellier, Stade de la Mosson

29 800 spectateurs

Arbitres : Edward Lennie (Australie) assisté de Claudio Rossi (Argentine) et de Lencie Fred (Vanuatu).

Italie 3-0 Cameroun : Luigi Di Biagio 8′, Christian Vieri 75′ 89′

Italie : Pagliuca – Nesta, Cannavaro, Maldini, Costacurta – Albertini (puis Di Matteo 62′), D. Baggio, L. Di Biagio, Moriero (puis Di Livio 83′), R. Baggio (puis Del Piero 65′)- Vieri

Cameroun : Songo’o – Njanka, Song, Kalla, Womé – N’Do, Angibeaud, Olembé – Omam-Biyick (puis Tchami 66′), M’Boma (puis Eto’o 66′), Ipoua (puis Job 46′)

Cartons jaunes : Womé 6′, Njanka 16′, Costacurta 26′, Di Biagio 63′, Angibeaud 79′, Song 85

Carton rouge : Kalla 43′

ITALIE :

G.Pagliuca 5/10 : finalement il n’eut pas grand chose à faire.

P.Maldini 6.5/10 : bon du début à la fin. À l’origine du premier but, il ne laissa jamais de côté l’aspect offensif de son poste. Au contraire. Toujours agressif, il a récupéré le ballon assez haut tout le match. Et quand les Camerounais franchissaient le milieu de terrain, Maldini était toujours là pour revenir et pour arracher le ballon.

A. Nesta, A. Costacurta et F.Cannavaro 5/10 : solides. Les Lions indomptables ce soir c’étaient eux. Même si leurs proies n’étaient pas bien vivaces.

D. Albertini 5.5/10 : visionnaire et récupérateur. Visiorateur. Remplacé par R. Di Matteo à la 62ème minute.

D. Baggio 6/10 : après Vieri, il est l’Italien qui s’est créé le plus d’occasions.

L. Di Biagio 6/10 : sosie de Pascal Obispo, le joueur de l’AS Roma a été discret mais, mine de rien, il a été présent dans les moments importants. Premier buteur, il est aussi à l’origine de l’expulsion de Kalla.

R. Baggio 5/10 : un match décevant. On a même presque jamais vu sa coiffure dégueulasse. Par contre on a vu celle de Del Piero qui l’a remplacé.

F. Moriero 6/10 : il a pris l’ascendant sur Pierre Womé de la première minute jusqu’à la 83ème, minute à laquelle il fut remplacé par M. Di Livio. Sur son côté, sa roublardise, sa vitesse et sa technique ont joué en sa faveur.

C. Vieri 6.5/10 : il a du accueillir ses deux buts comme une délivrance. Et pour cause, avant de trouver la faille il avait buté, rebuté, rerebuté, rererebuté, rerererebuté sur Jacques Songo’o, faisant de ce duel, le duel le plus accroché de la Coupe du Monde. Et même s’il a attendu la 75ème minute pour marquer, on peut dire que Vieiri a gagné le combat par KO.

CAMEROUN :

J. Songo’o 6/10 : impuissant sur la tête de Di Biagio, Songo’o s’est vengé en devenant une muraille infranchissable, dégoûtant les Dino Baggio et autre Christian Vieri. Trop souvent abandonné par sa défense, Songo’o finira par craquer dans le dernier quart d’heure.

P. Womé 3/10 : le plus mauvais joueur du match. Constamment dépassé, tirant les coups de pieds arrêtés aussi bien qu’un buffle mort, le latéral de Lucchese en Italie s’est chié dessus pendant 90 minutes. C’est ce que l’on appelle une grosse gastro et un beau joueur de merde.

R. Kalla 0/10 : rassurant les premières minutes, sa prestation vient être gâchée par un geste aussi vilain qu’inutile. Les crampons du Camerounais ont laissé des traces sur les cuisses de Di Biagio comme des impacts de balles. Kalla chnikov.

R. Song 5.5/10 : la sérénité à l’état pur. Rigobert forge le respect pourtant les Italiens n’ont pas hésité à lui en manquer. Les appels de Vieri dans son dos lui ont fait du mal même si le pizzaiolo était souvent hors-jeu. À noter une propension à partir dans des envolées footballistiques en terrain étranger balle aux pieds.

P. Njanka 5.5/10 : timide sur son côté, son passage dans l’axe à la sortie de Kalla nous a permit de le voir plus souvent en action.

D. Angibeaud 5.5/10 : floqué de son numéro 8, il a tenté de mettre le feu sur le côté gauche, surtout en deuxième période. Mais le plus drôle dans son match, ce sont les commentateurs télé italiens placés dans la cabine à côté de la mienne qui n’arrivaient pas à prononcer son nom.

J. N’Do 4.5/10 : un match en décrescendo : N’Do si la sol fa mi ré do.

S. Olembé 6/10 : 18 ans et des promesses plein les pieds. Ce petit gabarit jouant à Nantes a impressionné par son toucher de balle et son insolente facilité. Toutefois s’il a beaucoup touché le ballon en début de match, son influence s’est étiolé avec le temps.

P. M’Boma 5.5/10 : à 28 ans, il semble avoir ses jambes de jeune adolescent. On l’a vu défendre, faire le jeu, redescendre chercher le ballon très bas mais aussi attaquer. En vain. Remplacé par le jeune Samuel Eto’o.

S. Ipoua 3/5 : les fantômes sont blancs mais Ipoua est noir. Encore une énigme de la science. Remplacé à la mi-temps par Joseph-Désiré Job (4.5/10) qui ne s’est pas beaucoup plus mis en valeur.

F. Omam-Biyick 5/10 : sans doute le joueur le plus à l’aise avec un Tricolore (le ballon officiel de le compétition) dans les pieds. Dommage qu’il ne se passe rien une fois que le ballon a quitté ses pieds. Alphonse Tchami, son remplaçant est beaucoup moins talentueux : il ne se passe rien même quand le ballon est dans ses pieds.

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