Cdm 98 Italie 2-1 Autriche: La Squadra au rendez-vous

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Troisième et dernière journée de ce groupe B dans lequel tout est encore possible. L’Italie est en position favorable pour atteindre le prochain tour mais devra terminer le travail sérieusement pour s’éviter une terrible déroute. L’Autriche, toujours en vie, cherchera à continuer sur la voie des miracles après ses deux matches nuls arrachés dans les arrêts de jeu.

Un Stade de France rempli, de l’enjeu, il y avait de quoi vivre une bonne après-midi. Mais le premier fait de jeu va complètement tuer dans l’oeuf tout nos espoirs. Nesta s’offre une montée dès la première minute, chie sa conduite de balle et vient tacler désespérément pour ne pas perdre le ballon. Vilaine faute, les esprits s’échauffent d’entrée mais surtout le laziale se pète le genou. Fin de mondial pour lui très certainement.
Une entrée en action qui va avoir une répercussion sur la suite du match où les mauvais gestes et les petits coups de pute vont se succéder. Pas de place pour le football là dedans et on ne voit rien techniquement. L’enjeu a pris le pas sur le jeu.
On va jusqu’à la mi-temps sans la moindre occasion, les italiens contrôlent leurs adversaires mais ne cherchent pas à le tuer. Et quand on sait qu’à côté, le Chili mène face au Cameroun, c’est une envie de jouer avec le feu bien dangereuse..

Heureusement, le talent individuel transalpin peut faire la différence à tout moment. Et tout de suite après la pause, on retrouve le duo d’artistes Del Piero-Vieri à la baguette. Le premier botte un coup franc parfait sur la tête du second. Quatrième but déjà dans ce mondial pour le buffle de l’Atletico et l’Italie s’ouvre le chemin des huitièmes de finale.
L’Autriche est dos au mur et sait qu’il faut jouer maintenant pour aller chercher le second précieux sésame. Pour la première fois de la compétition, les autrichiens cherchent ENFIN à passer à l’offensive. Et si dans le jeu, c’est pas forcément beau, les coups de pieds arrêtés leur viennent en aide. Et sur un corner, Pfeifenberger n’est pas loin d’égaliser d’un retourné acrobatique que Pagliuca sort avec pas mal de chance et de dextérité.

Cesare Maldini est confiant et fait tourner sa doublette offensive en la remplaçant par Inzaghi et Roberto Baggio. Derrière c’est assez solide et talentueux pour tenir le coup. On voit bien un peu plus Vastic ou Haas mais ça reste tout de même trop faible pour faire trembler l’arrière garde italienne. Ils vont jouer à l’ancienne, laissant le ballon à l’adversaire et procédant en contre. C’est pas beau mais c’est efficace. Le dernier quart d’heure est long, très long du coup tant l’Autriche n’a aucune arme pour créer du jeu. Et c’est l’Italie qui se procure les plus belles opportunités comme cette action insensée à trois seul face au gardien qui finit mochement par excès de gourmandise de Moriero qui oublie Roberto Baggio.
Mais ce dernier ne va pas manquer la prochaine occasion et inscrira son deuxième but du Mondial, celui du break définitif aujourd’hui. Herzog réduira le score sur pénalty quelques secondes plus tard avec un troisième but en trois matches dans les arrêts de jeu. Voilà pour l’anecdote.

Ca passe donc fort logiquement pour l‘Italie, qui termine première du groupe et évite ainsi le Brésil au prochain tour. Sans briller, la Squadra a su faire le travail en patron dans un groupe largement à sa portée. Il faudra élever le niveau de jeu tout de même désormais, et compter sur la forme olympique de Vieri devant.
En revanche c’est fini pour l’Autriche qui aurait dû finir avec le bonnet d’âne et 0 point sans les arrêts de jeu des trois rencontres. Une sortie par la petite porte.

FEUILLE DE MATCH
2-1: Vieri (48′) Roberto Baggio (89′) – Herzog (90′ sp)
Stade de France, St Denis
80.000 spectateurs
Arbitre: Monsieur Paul Durkin (Angleterre)

LES TOPS/LES FLOPS
Il n’y a pas franchement eu de prestations individuelles époustouflantes cet après midi. On notera le 4e but de Christian Vieri qui s’installe seul devant au classement des buteurs. Bon match de Del Piero qui a apporté toute sa technique face à la rugosité défensive des autrichiens. Moriero a également été intéressant entre jeu au centre et apport sur l’aile droite. Maldini, toujours bel homme.
Pas grand chose à dire sur les autrichiens. Ils nous ont emmerdé trois matches et on n’est pas mécontent de les voir sortir. Polster a été en dessous de tout et s’est vite fait remplacer par Haas qui a eu le mérite d’apporter de la percussion. Konsel a encore fait le taf dans les buts, et si l’Autriche repart avec deux points, c’est aussi grâce à lui.

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