Cdm 98 Espagne 6-1 Bulgarie: Une valise pour mieux rentrer

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Pour que l’Espagne puisse se qualifier en huitième et rencontrer l’équipe de France la semaine prochaine, il fallait tout d’abord vaincre la Bulgarie. Fait, et avec la manière. Il fallait également que le Paraguay ne batte pas le Nigéria. Raté.
Les espagnols rentrent donc au pays prématurément où les deux premiers matches décevants auront eu raison de leur ambition. Comme toujours.

Javier Clemente continue sa revue d’effectif à l’avant et sort un nouveau trio. Exit Raul, trop décevant contre le Paraguay et Pizzi, trop nul tout court. A la place on retrouve Alfonso Perez et le jeune Morientes. Pour le reste du classique avec Luis Enrique à la baguette et les tauliers Hierro, Amor, Nadal derrière.
L’Espagne n’a pas de temps à perdre et jette toutes ses forces dans la bataille d’entrée. Les bulgares, sûrement pas préparés à ça n’existent absolument pas. Hierro allume un premier pétard dès la première minute que Zdradkov enlève de sa lucarne et Luis Enrique obtient un pénalty quelques secondes plus tard. Que se charge de transformer le libéro du Real Madrid. Début parfait. Ou presque puisque le Paraguay a également ouvert le score…

Pas de quoi démobiliser les espagnols qui continuent leur opération commando. Morientes et Etxeberria auront l’occasion de doubler la mise avant la 10e minute mais c’est ce diable de Luis Enrique, dans tout les bons coups, qui se chargera du but du break au quart d’heure de jeu. Et cette fois le bonheur est double puisque le Nigéria a égalisé! Tout les scénarios sont encore possibles et les deux rencontres ont débuté sur les chapeaux de roue.
La Bulgarie est nullissime, il n’y a pas la moindre envie de jouer. On ne dépasse jamais les trois passes consécutives, balançant trop rapidement sur Stoichkov et Kostadinov qui n’ont pas forcément les jambes pour aller au mastic.

L’Espagne déroule, tranquillement et pourrait mener par quatre ou cinq buts d’écart à la pause. Si on avait demander aux bulgares de se coucher, ils ne l’auraient peut être même pas si bien fait… Ce n’est pas du goût du coach Bonev qui sévit avec un remplacement à la trentième puis à la mi-temps.

Pas de quoi enrayer la machine ibérique qui repart sur les mêmes bases en inscrivant un troisième but par l’intermédiaire de Morientes, parfaitement servi par Luis Enrique, encore lui. La messe est dite. Et tout un pays de croire à la qualification en zyeutant allégrement vers le match de Toulouse désormais. Kostadinov aura beau réduire le score, ce n’est pas ça qui va doucher les espagnols. Non, c’est ce deuxième but paraguayen…

Mais dignes, les espagnols vont continuer à aller de l’avant, grâce notamment à l’entrée de Kiko. Et même en apprenant le troisième but du Paraguay, la Roja, la tête haute, va inscrire trois buts dans les dix dernières minutes pour infliger un cinglant 6-1 au quatrième de la Coupe du Monde 94.

De quoi s’offrir une belle sortie, rattrapant quelque peu les deux prestations précédentes. Mais la déception est grande, trop grande pour se réjouir de cette victoire finale. L’Espagne sort dès le premier tour et laisse donc le champ libre au Paraguay et au Nigéria pour les huitièmes. Qui l’aurait cru ?
On ne va même pas parler des bulgares, par respect pour eux.

FEUILLE DE MATCH
6-1: Hierro (5′ sp) Luis Enrique (14′) Morientes (52′; 80′) Kiko (88′;90′) – Kostadinov (56′)
Stade Félix Bollaert, Lens
41.275
Arbitre: Monsieur Mario van der Ende (Pays-Bas)

LES JOUEURS
Excellent match de Luis Enrique avec un but, une passe décisive et le pénalty obtenu. Il a été au four et au moulin ce soir, et le seul au niveau devant les matches précédents.
Doublé pour le jeune Morientes, compère de Raul au Real Madrid auquel on prédit un avenir radieux. Il a fait preuve d’un sens du but assez impressionnant et son gabarit physique lui permet de peser à tout moment sur une défense. Hierro en taulier a récupéré du ballon et joué le rôle de premier relanceur. En face, Zdradkov, le portier bulgare en a pris six mais en a repoussé peut être autant donc petit message amical pour lui. Tous les autres ont été nul et méritent le goulag.

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