Cdm 98 Colombie 0-2 Angleterre : au nom de la rose

Colombie Angleterre

De la Colombie, on connaît Santiago Botero, Yuri Buenaventura ou encore Pablo Escobar. Mais cette Coupe du Monde 1998 nous aura permis de découvrir l’équipe de football du pays, menée par le célèbre chevelu Carlos Valderrama. Pour une si petite nation de foot, le bilan de cette compétition est plutôt bon : une troisième place du groupe G et surtout une victoire contre la Tunisie. Malheureusement, le dernier match contre l’Angleterre restera à jamais synonyme de défaite. Méritée qui plus est. Retour sur ce match.

Un coup d’oeil sur la feuille de match nous permettait de voir l’écart qui séparait les deux nations. D’un côté, les idoles et expérimentés Seaman, Adams ou Shearer entourés des jeunes pousses prometteuses Owen et Beckham. De l’autre, des joueurs méconnus en Europe nommés Wilmer Cabrera ou Mauricio Serna. Cette différence de niveau allait être criante dès les premières minutes. Paul Scholes vit ainsi sa frappe lourde être repoussée on ne sait comment par Faryd Mondragon, le gardien de l’Independiente. Pourtant, cette frappe cachait un début de match équilibré et ouvert. Les offensives ou en tout cas les tentatives d’offensives partaient à tout instant de partout. Un match un peu foufou donc. Du coup, il a fallu attendre la 19ème minute pour assister à une véritable occasion. Sur un centre venu de la droite et esquivé par tous, Le Saux se retrouva seul au deuxième poteau et pu placer une reprise du plat du pied juste à côté. Mais ce n’était que partie remise. En effet, une minute plus tard l’Angleterre ouvrit le score par l’intermédiaire de Darren Anderton qui profita d’un bon travail d’Owen et d’une mauvaise relance de Bermudez. La volée surpuissante du joueur de Tottenham se logea dans la lucarne de Mondragon. L’ouverture du score était méritée. Sonnée, la Colombie accusait le coup. Les Anglais, eux, n’avaient qu’une obsession : doubler la mise. Si Owen n’y parvint pas à la 24ème minute, David Beckham ne laissa pas passer sa chance. Son maître coup-franc de la 28ème minute fit se lever le stade entier. Il faut dire que l’enroulé du droit et de 30 mètres était parfaitement maîtrisé. Mondragon ne pouvait rien. La tête dans le sac (de cocaine), les Colombiens subissaient désormais les assauts anglais de plein fouet. La réaction se fit attendre et n’interviendra qu’à la 40ème minute. Mais la frappe trop molle de Leader Preciado ne trompa pas un Seaman vigilant.

Pour les Colombiens, la mi-temps était la bienvenue. Pour les supporters anglais venus en nombre, aussi : ils pouvaient enfin aller chercher des bières.

Mais le répit fut de courte durée pour les joueurs de Hernan Gomez. Dès la reprise, Paul Scholes, encore lui, mettait à mal Mondragon avec une frappe lointaine. Débutée tambours battants, cette deuxième période voyait encore Scholes se procurait une occasion à la 49ème minute mais sa retournée frôla le poteau adverse. Une maîtrise totale, des occasions pour les Anglais : tout cela allait bientôt s’arrêter. La faute aux Rosbiffs qui se sont arrêtés de jouer. La faute aussi aux Colombiens qui ont eu une réaction d’orgueil notamment grâce aux trois changements réalisés à la mi-temps par Gomez. La domination et la possession de balle colombienne était, cependant, vaine. Et si les Anglais laissaient venir, ils n’étaient pas pour autant déconcentrés. Pour les voir ressortir de leur camp, il fallut attendre la 71ème minute et un slalom d’Owen qui se termina par un tacle sud-américain salvateur. Cette occasion allait être la dernière du match. De la 70 à la 90ème minute, la rencontre tomba dans l’ennui le plus total. L’enjeu avait disparu : l’Angleterre allait se qualifier et la Colombie être éliminée.

ANGLETERRE

S’il y a des joueurs qui n’ont pas été dérangé durant la rencontre, ce sont bien les défenseurs anglais. Adams, Le Saux, Campbell et Neville ont en effet rien eu à faire. De même que Seaman, qui s’est contenté de capter quelques petits ballons insignifiants. Au milieu de terrain, c’est une toute autre affaire. David Beckham a brillé par ses passes et son coup-franc alors que Darren Anderton s’est dépouillé, touchant beaucoup de ballons et étant à l’origine de plusieurs actions dangereuses. Les frappes lointaines de Scholes ont provoqué des sueurs froides aux colombiens, ce qui n’est pas le cas de Shearer.

COLOMBIE

Du côté Colombien, peu de choses à dire. Seuls Valderrama et Preciado sont sortis du lot. Le premier grâce à son toucher de ballon. Toutes les attaques, et même toutes les balles des Cafeteros sont passées dans les pieds de l’ancien joueur de Montpellier. Pour ce qui est de Preciado, il est le seul Colombien à s’être procuré des occasions bien que défensivement, il fut moins à la fête. C’est effectivement lui qui a commis la faute amenant le coup-franc et le but de Beckham.

Feuille de match :

Stade Felix-Bollaert de Lens, 42 000 spectateurs

Arbitre : Arturo Brizio Carter (Mexique) assisté de Raynaldo Salinas (Honduras) et de Laurent Rausis (Suisse)

Buts : D. Anderton 20′, D. Beckham 29′

Angleterre : Seaman – Le Saux, Campbell, Adams, Neville – Ince (puis Batty 83′), Scholes (puis McManaman 74′), Anderton (puis Lee 80′), Beckham – Shearer, Owen

Colombie : Mondragon – Palacios, Bermudez, Cabrera, Moreno – Serna (puis Ricard 46′), Lozano, Valderrama, Rincon, de Avila (puis Aristizabal 46′) – Preciado (puis Valencia 46′)

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