Cdm 98 Argentine 2-2 Angleterre (4-3 tab) : au bout du suspense

argentine angleterre

« Plein les yeux » n’est pas seulement une émission présentée par Carole Rousseau et Jacques Legros sur TF1; plein les yeux, c’est ce que se sont mis les spectateurs et les téléspectateurs qui ont assisté à cet Argentine-Angleterre. Entre le programme télé et ce match, on a pu remarquer un point commun : des histoires spectaculaires et époustouflantes.

Et ce spectacle a commencé dès les premières minutes. Au coup d’envoi déjà, on sentait les deux équipes portées vers l’offensive. Cela allait se concrétiser par deux buts dans les dix premières minutes. Les deux sur pénalty. La preuve que les deux équipes n’ont pas pris le match à la légère. Le premier est l’oeuvre de Batistuta après une faute de David Seaman sur Diego Simeone. L’Argentin a cependant bien joué le coup, forçant son plongeon. 1-0 à la 6ème minute donc pour l’Albiceleste mais pas pour très longtemps. Quatre minutes plus tard, le buteur anglais number one Allan Shearer trompait Roa sur pénalty. Un pénalty sifflé pour une faute d’Ayala sur Michael Owen qui avait fait la différence. Vous l’aurez compris, tout allait déjà à 1000 à l’heure. Et ce n’était que le début. Alors que les deux équipes se rendaient coups pour coups, Michael Owen trouvait la faille après un numéro de soliste incroyable : contrôle en aile de pigeon dans le rond central, accélération, Chamot et Ayala dans le vent, accélération et tir du droit en pleine lucarne. L’un des plus beaux buts de la compétition. 2-1 au bout de 16 minutes en huitième de finale de Coupe du Monde, c’est quand même incroyable. Mais le match allait se calmer, devenir moins fou. Pourtant les occasions continuaient de s’enchaîner, notamment du côté anglais où Paul Ince puis Paul Scholes passèrent tout proche d’inscrire le but du 3-1. Malheureusement pour eux, ce sont bien les Argentins qui revinrent dans le match dans le temps additionnel de la première période grâce à une magnifique combinaison Veron/Zanetti sur coup-franc. Le joueur de l’Inter sortait du mur, contrôlait le ballon dans la surface et ouvrait son pied gauche pour tromper Seaman et pour ainsi mettre fin à cette première mi-temps historique.

La deuxième période allait être du même acabit. Pas pour les mêmes raisons. Dès le retour du vestiaire, David Beckham se faisait expulser pour un croche-pied sur Diego Simeone qui ne se faisait pas prier pour en rajouter un petit, comme à son habitude. Un carton rouge stupide qui n’allait cependant pas changer la donne dans ce match. A dix contre onze, les Anglais ne se laissaient pas abattre et continuaient d’attaquer et surtout de bien défendre. Plus fermé, le match s’engluait quelque peu. Mais Batistuta, Shearer ou encore Owen se créaient tout de même des occasions. Seul au point de pénalty l’Argentine ne cadrait pas sa tête alors que Roa boxait le coup-franc de Shearer et que Michael Owen voyait sa frappe passer au dessus au terme d’une action semblable à son but. A ce moment de la rencontre, on sentait la prolongation et le tir au but arriver à grand pas. Et c’est ce qui arriva malgré les différents changements effectués par Passarrella et par Hoddle. Les entrées de Gallardo et de Crespo en lieu et place de Batistuta et de Claudio Lopez apportaient un nouveau souffle à une attaque sud-américaine en baisse mais pas assez pour trouver le chemin des filets. Au bout de 93 minutes, Kim Morton Nielsen sifflait donc la fin du match. Fatiguées, les deux équipes vécurent ces prolongations comme un calvaire de 30 minutes. Le spectateur aussi. Même si la tension était à son comble, le jeu n’était plus aussi agréable à voir, les occasions, elles, étaient extrêmement rares. C’est avec soulagement et excitation que tout le monde se dirigeait ainsi vers la séance de tirs aux buts. Vers la loterie comme on a l’habitude de l’appeler. Et à cette loterie, ce sont les Argentins qui s’en sont le mieux sortis grâce à un Roa stoppant deux tirs aux buts alors que dans le même temps, Seaman n’en arrêtait qu’un. Les maudits anglais se nomment Paul Ince et David Batty. Du côté argentin, le pestiféré a pour nom Hernan Crespo. Mais peu importe, l’Argentine était qualifiée pour la suite de la compétition et pouvait tranquillement aller affronter les Pas-Bas en quart de finale. Crevés mais qualifiés. L’Angleterre rentre chez elle, la tête basse. Les Français peuvent sourire, leurs meilleurs ennemis quittent la compétition prématurément. Rien de tel pour nous redonner la pêche.

ARGENTINE

C. Roa 7/10 : héros de la séance des tirs aux buts où il a stoppé deux tirs, Roa s’était auparavant montré serein. Surtout qu’il ne pouvait pas faire grand chose sur les deux buts anglais.

R. Ayala, N. Vivas, JA Chamot 5/10 : (trop) souvent dépassés par la fougue du jeune Michael Owen, les défenseurs centraux n’ont pas fait le meilleur match de leur vie. L’apothéose de leur non-match sera la faute d’Ayala sur Owen qui coutera le pénalty.

M. Almeyda 5.5/10 : si Lucky Luke tire plus vite que son ombre, Almeyda, lui, joue dans l’ombre. Mais à la fin c’est toujours lui qui gagne.

JS Veron 6/10 : l’élégance transpire de ses pieds. La filouterie aussi. Inspiré, c’est lui qui sert Zanetti pour l’égalisation. Mais ce ne sera pas sa seule pierre à l’édifice. Tout au long du match, il aura oeuvré pour son équipe en jouant juste et vers l’avant.

D. Simeone 6/10 : si en 1998, le Fils de puterie game avait existé, Diego Simeone aurait été tout en haut de l’affiche. Un genre de prestation à faire pâlir Busquets. Remplacé par Berti au tout début de la prolongation et qui attendra la séance de tirs aux buts pour s’illustrer.

J. Zanetti 6.5/10 : une activité digne des plus grands et un joli but. Ce jeune homme a tout pour réussir dans la vie.

A. Ortega 6.5/10 : instigateur de toutes les offensives argentines, El Burrito est sans doute l’un des meilleurs joueurs de la compétition. Pourquoi ? Seulement parce qu’il réussit tout ce qu’il entreprend. Et que tout ce qu’il entreprend te fait bander.

G. Batistuta 7/10 : heureusement que l’Argentine l’a celui-là. Sans lui, pas d’occasions. Sans lui, pas de buts donc sans lui pas de victoires. Remplacé par H. Crespo 4/10 qui aura tout loupé : une occasion en or et son tir au but.

C. Lopez 5.5/10 : encore une fois il souffre de la comparaison avec ses autres coéquipiers d’attaque. On l’a vu faire trois ou quatre accélérations mais c’est bien trop peu. Remplacé à la 68ème minute par Marcelo Gallardo 6/10 : tout de suite plus en vue que son prédécesseur, Gallardo a beaucoup tenté, quitte à avoir du déchet.

ANGLETERRE

D. Seaman 5.5/10 : coupable d’une légère faute sur Lopez, il concède le pénalty et l’encaisse avant d’en arrêter un aux tirs aux buts. Le reste du temps il aura sauvé son équipe d’une défaite dans le temps réglementaire.

G. Le Saux 5/10 : ultra offensif encore une fois ce qui lui permet d’être pratiquement inexistant derrière. Bien joué. Remplacé à la 71ème minute par G. Southgate (5/10) qui n’a pas semblé plus en réussite.

T. Adams 6/10 : des retours salvateurs et une expérience qui fait indéniablement du bien.

S. Campbell 6/10 : pareil que pour l’alcoolique au dessus de lui. L’expérience en moins, le force en plus.

G. Neville 5/10 : putain mais qui sont ces défenseurs bons à rien qui feront rien de leur vie ?

P. Ince 6/10 : il fait autant de bien à son équipe qu’il ne fait de mal à ses adversaires. Un carton jaune pour contestation et une belle reprise lointaine sont à mettre à son actif.

D. Anderton 4.5/10 : décisif en phase de poule, le joueur de Tottenham n’a pas réitéré ses exploits passés. Dommage. Remplacé à la 97ème minute par David Batty qui, pour marquer le coup, a décidé de louper son tir au but décisif.

D. Beckham 0/10 : l’homme du match c’est lui. Ou plutôt le fautif du match. En tout cas, tous les Britanniques lui en veulent. La cause ? Son expulsion débile au retour des vestiaires pour un croc-en-jambe sur Simeone qui n’en demandait pas tant. Laissant ses partenaires se battre à 10 contre 11, Beckham est désormais considéré comme un traître à la nation.

P. Scholes 5/10 : merde il est roux. Et les roux en 1998, c’est déjà has-been. Remplacé à la 78ème minute par Paul Merson 5/10 qui est moins talentueux au foot que Paul Personne. Même s’il a marqué son tir au but.

A. Shearer 6.5/10 : le chef de file de l’attaque anglaise. A Owen la fougue, à Shearer la sagesse. Point d’orgue de sa soirée : son pénalty et son tir au but réussi.

M. Owen 7.5/10 : un futur Ballon d’Or en puissance, c’est certain. Sur ce match en tout cas, il a montré toutes les qualités dont il faut disposer pour un jour décrocher ce Graal : vitesse, technique, finition, aisance, culot. De la première à la dernière minute, il a été le danger numéro 1.

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CDM98 Roumanie 0-1 Croatie : La Croatie, ce néophyte ambitieux

 

Pour sa première participation à une Coupe du Monde, la Croatie continue son chemin vers la gloire avec une victoire très logique face à des Roumains en fin de cycle.

Entre des Roumains, quart-de-finaliste de la dernière WC aux Etats-Unis, qui avaient fini premiers de leur groupe devant l’Angleterre et la Colombie et une Croatie néophyte à ce niveau, on pensait que les Roumains seraient des favoris certains.

Le début de match semble confirmer cette tendance avec des Roumains qui jouent haut et un Hagi qui touche d’innombrables ballons. Les 10 premières minutes sont complètement roumaines mais les premières occasions sont croates. Devant Suker puis Vlaovic, Stelea commence son match de folie.

Après ce premier quart d’heure, les Croates commencent à jouer plus haut et c’est l’autre n°10 de la partie Zvonimir Boban, le joueur du Milan AC, qui reprend la vedette avec toute sa classe balle au pied. Sur une superbe action, Boban sert Suker dans la surface qui remet directement en retrait pour Asanovic. L’ancien joueur du FC Metz reprend en une touche mais Stelea est encore présent.

On assiste à une belle confrontation entre deux gros blocs très bien en place. Si la Croatie réussit à se montrer dangereuse en peu de touches de balle, la Roumanie souffre pour s’approcher des buts de Ladic. La Roumanie se procure une seule occasion franche lors de ces 45 premières minutes avec un face-à-face pour Adrian Ilie, suite à un bon ballon de Gh. Popescu dans le dos de Bilic. Cependant Ilie bute sur Ladic.

Alors qu’on se dirigeait vers la mi-temps, Gabriel Popescu fait une énorme erreur. Le ballon file vers Asanovic dos au but dans la surface. Popescu le ceinture alors qu’Asanovic ne peut pas tirer. Penalty logique ! Suker la mettra au fond en puissance. 1-0 pour les Croates.

La deuxième mi-temps repart sur les mêmes bases avec des Roumains impuissants et des Croates très bien en place et tranchants sur leurs attaques. A l’heure de jeu, Gheorghe Hagi cède sa place et on comprend que la magie roumaine de 1994 a disparu.

Vlaovic, Suker, Jarni, Asanovic et Boban se promènent sur le terrain. Sans un énorme match de Stelea et un peu de suffisance croate, les Croates pourraient mener avec deux ou trois buts d’écart. Du côté des Roumains, il manque cette dernière passe ou cette accélération et même Adrian Ilie, excellent lors du premier tour, semble impuissant.

La Croatie gagne logiquement ce match 1-0 sans avoir tremblé à aucun moment. Les néophytes continuent leur route et vu leur intelligence collective, il se pourrait qu’ils créent une énorme surprise pendant cette Coupe du Monde. Pour les Roumains, c’est la fin de la route et d’une génération qui aura fait rêver un pays.

LES CROATES

Ladic (3/5) : Quasiment rien à faire hormis un duel en première mi-temps gagné contre Ilie.

Stimac et Bilic (4/5) : La charnière croate a mangé Moldovan et Ilie. Très costauds sur l’homme et quasiment jamais pris à défaut dans le placement.

Simic (3/5) : Il a fait son boulot tranquillement côté droit, sans trop forcer.

Jarni (4/5) : Le joueur du Betis s’est promené sur son côté gauche. Un excellent apport offensif.

Asanovic (4/5) : Le mec joue comme dans les 70’s en slow motion. Mais ça reste très propre et un régal à voir jouer.

Boban (4/5) : Le patron de l’équipe croate. A la récupération et à la création, son élégance saute aux yeux. Un peu de nonchalance devant le but cependant.

Stanic (2/5) : S’est caché sur son côté droit.

Jurcic (3/5) : L’homme de l’ombre mais très précieux en 6.

Vlaovic (3/5) : Le complément idéal de Suker avec toutes ses courses.

Suker (4/5) : Encore une fois décisif. Un putain de sang-froid. Le mec prend son pouls avant de tirer un péno…

LES ROUMAINS

Stelea (5/5) : Sans lui, la Roumanie prenait une valise. Du très grand Stelea !

Petrescu (2/5) : Il avait déjà été malmené par Graeme le Saux, rebelote contre Jarni.

Ciobotariu et Filipescu (3/5) : Les deux stoppeurs ont fait le boulot.

Gh. Popescu (3/5) : A souffert sur quelques actions croates mais reste d’une classe rare.

Galca (2/5) : N’a pu endiguer les offensives croates et le rayonnement de Boban. Il faut dire qu’il n’a pas été trop aidé par ses collègues.

Munteanu (3/5) : A gauche au début puis dans l’axe après la sortie d’Hagi. Dorinel a tenté mais en vain.

Hagi (2/5) : Il a touché beaucoup de ballons mais souvent loin du but. A souffert de la comparaison avec Boban.

Ga. Popescu (0/5) : Mon abruti en or. Putain, ceinturer le mec alors qu’il est dos au but !

Moldovan (1/5) : Pas de mouvement, pas de ballon.

Ilie (2/5) : Adrian n’avait pas les cannes apparemment. Dommage, il avait fait un énorme premier tour.

 

Cdm 98 Pays-Bas 2-1 Yougoslavie: Davids, ce héros.

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Voilà bien un huitième de finale qui promettait, sur le papier, entre deux équipes que l’on connaissait joueuses et techniques. Les Pays-Bas s’avançaient en léger favoris de cette rencontre, la jeune garde néerlandaise pouvant mettre à mal bon nombre d’équipe, mais il fallait pour les Oranje se méfier de l’expérience de joueurs tels que Stojkovic ou Mijatovic.

La rencontre partait tout de suite sur un rythme enlevé et le match s’annonçait plaisant. Et ce sont les Pays-Bas qui prenaient ce huitième par le bon bout. Bergkamp se battait sur la gauche, arrachait un ballon, et centrait au second poteau, vers De Boer, lequel remisait de la tête vers Cocu, mais il ne manquait que quelques centimètres à ce-dernier pour propulser la gonfle au fond des filets.

Si les joueurs Néerlandais semblaient dominer les débats de la tête et des épaules, les occasions sérieuses n’étaient pas légion, et si techniquement, c’était un vrai plaisir de voir jouer les Oranje, ceux-ci pêchaient dans la finition, à l’image de cette nouvelle tête de Cocu sur corner qui passait au-dessus, ou de cette frappe de Numan trop écrasée.

La pression s’accentuait néanmoins sur le but de Kralj, lequel détournait difficilement une frappe des vingt mètres de Bergkamp aux alentours de la demi-heure de jeu. Overmars parvenait enfin à effectuer une vraie différence sur le côté gauche, mais son centre était détourné in extremis. Seedorf avait lui aussi l’occasion de se mettre en position de frappe, mais Kralj était une nouvelle fois vigilant.

La délivrance néerlandaise arrivait à la trente-huitième minute. Sur un coup-franc lointain, Bergkamp s’imposait physiquement dans la surface, et pouvait tromper Kralj d’un tir placé sur la droite du gardien yougoslave.

La seule, timide réaction yougoslave venait d’un coup-franc de plus de trente mètres frappé par Mihajlovic, mais qui n’inquiétait pas un Van der Sar bien placé.

A la mi-temps, les Pays-Bas menaient donc par un but à zéro, c’était clairement mérité, et on imaginait mal comment la Yougoslavie pouvait revenir dans le match.

C’était bien mal connaître les hommes de Santrac, lesquels revenaient avec de bien meilleures intentions. Et très, vite, suite à un coup-franc bêtement concédé par Reiziger sur le côté gauche de la surface, Stojkovic déposait un ballon au deuxième poteau, sur la tête de Komljenovic, lequel trompait un Van der Sar impuissant.

Un partout, le match était relancé, les Pays-Bas se mettaient à déjouer, et la Yougoslavie en profitait.
Elle obtenait même un penalty pour une obstruction de Jaap Stam sur Stojkovic.
Et c’est sûrement là ce que l’on nomme le « tournant du match ». Pedrag Mijatovic s’élançait, frappait en force, mais la balle atterrissait sur la barre transversale ! Les Pays-Bas ont frôlé le K.O.

Et, peu à peu, les Oranje allaient s’extirper de la pression adverse et refaire surface, comme sur ce très bon coup-franc obtenu par Bergkamp, face au but, légèrement sur la gauche à dix-huit mètres. Seedorf s’en chargeait mais sa frappe s’envolait.

Overmars se signalait ensuite par deux fois, la première en se montrant remuant sur le côté droit pour une frappe à côté. La seconde en reprenant de la tête un centre au deuxième poteau adressé par De Boer, mais ce n’était toujours pas cadré.

La rencontre perdait ensuite en intensité, malgré ces tentatives de Jugovic pour la Serbie ou de Seedorf pour les Pays-Bas.

Alors que deux minutes de temps additionnel étaient annoncées, les joueurs de Guus Hiddink décidaient d’enflammer la fin de rencontre. D’abord sur une frappe de De Boer en pivot, laquelle donnait un corner, puis sur une frappe de Overmars détournée par Kralj.

Enfin, et dans la dernière minute, Davids récupérait le ballon suite à un corner. N’étant pas attaqué, il avait tout son temps pour armer une frappe du gauche à mi-hauteur. La gonfle passait devant une forêt de jambes, Kralj mettait la main, mais ce n’était pas suffisant. Le cuir finissait sa course au fond des filets et Davids propulsait les Pays-Bas en quarts de finale !

Feuille de match

Pays-Bas 2-1 Paraguay (Bergkamp 38ème, Davids 90ème+2 pour les Pays-Bas, Komljenovic 48ème pour la Yougoslavie)

Stadium Municipal Toulouse (33 000 spectacteurs)

Pays-Bas : Van der Sar – Reiziger, R. De Boer, Stam, Numan – Davids, Seedorf- F. De Boer, Cocu, Overmars, Bergkamp.

Yougoslavie : Kralj – Mirkovic, Djorovic, Mihajlovic, Komljenovic – Jokanovic, Brnovic, Jugovic, Stojkovic, Petrovic – Mijatovic.

Les notes

PAYS BAS

Van der Sar (7/10) : Difficile de lui reprocher quoi que ce soit sur le but. Pour le reste, il a effectué un bon match, avec de bonnes interventions lorsqu’il a été sollicité.

Reiziger (4/10) : Qu’il a dû se sentir mal après avoir concédé cette faute stupide qui a amené le but ! Sans compter que son match fut loin d’être exceptionnel.

R.De Boer (6/10) : Match sérieux et appliqué pour l’un des jumeaux. Pas beaucoup de travail à faire, ceci dit.

Stam (5/10) : Méritait la même note que son compère de l’axe défensif. Mais le penalty sifflé contre lui a forcément joué en sa défaveur.

Numan (6/10) : Plus offensif que Reiziger, il a tenté d’apporter le surnombre à gauche. Peu de travail défensif à signaler.

Seedorf (7/10) : Son duo avec Davids est redoutable, ils ont été les maîtres du milieu de terrain pendant toute la première période, et leur réveil en seconde aura coïncidé avec le retour des Néerlandais en seconde.

Davids (8/10) : Voir le commentaire de Seedorf et y ajouter un but. Grand match.

F. De Boer (7/10) : Il aura donné pas mal de tours de reins à ses adversaires, à droite ou à gauche. Ses centres auraient mérité un meilleur sort.

Cocu (6/10) : Un rouage essentiel dans le collectif Oranje.

Overmars (6/10) : Aura beaucoup tenté, mais aura été moins efficace qu’à son habitude.

Bergkamp (7/10) : Ce joueur est au-dessus de considérations telles que les notes, mais les rédacteurs ont des consignes, vous comprenez ?

YOUGOSLAVIE

Kralj (7/10) : Le portier yougoslave aura vraiment tout tenté pour préserver ses buts. Mais il fut obligé de s’incliner deux fois. C’est triste pour lui.

Mirkovic (5/10) : Plutôt en difficulté face à Overmars, il l’aura tout de même empêché d’être trop dangereux.

Djorovic (4/10) : Bergkamp lui aura fait très très mal.

Mihajlovic (5/10) : Aura moins souffert que son partenaire, et aura tenté de trouver la faille sur coup-franc, sans succès. Sorti sur blessure et remplacé par Saveljic , que l’on n’aura que peu vu.

Komlejnovic (6/10) : Si De Boer l’aura fait tourner en bourrique plus d’une fois, sa présence offensive sur coup-franc aurait dû amorcer la révolte yougoslave.

Jokanovic (3/10) : C’est un peu embêtant lorsqu’on ne sait pas trop quoi dire de la performance d’un joueur.

Brnovic (4/10) : De l’activité mais pas mal d’imprécisions.

Jugovic (5/10) : Bien trop discret quand on connaît son talent.

Stojkovic (7/10) : Une passe décisive et un penalty provoqué dans un match difficile, c’est pas mal non ? Remplacé par Savicevic toujours intéressant à voir évoluer.

Petrovic (4/10) : C’est un peu la même chose que pour Brnovic. Faut dire que les ailiers néerlandais, c’est quelque chose, à surveiller…

Mijatovic (3/10) : La grosse déception du match. Il n’aura pas su se signaler et ses coéquipiers ont eu un mal fou à le trouver. Le penalty manqué pèse lourd dans la balance de sa note.

Cdm 98 Allemagne 2-1 Mexique: Une Qualification Sans Eclat

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La victoire allemande de cet après-midi à la Mosson résume parfaitement le Mondial de la Mannschaft jusque là. Un jeu collectif proche du zéro, une qualité technique pauvre, une équipe au bord du précipice mais qui s’en sort grâce au talent de ses deux attaquants. Menée 1-0 à un quart d’heure de la fin, l’Allemagne l’emporte finalement 2-1 et sera de la partie en quart.

On retrouve sur le terrain les deux équipes dans leur schéma tactique habituel. Un 4-4-2 à plat pour les mexicains et un 5-3-2 qui se transforme en 3-5-2 sur phases offensives chez les allemands. Dans les compositions, on doit faire sans Kohler côté allemand, remplacé par Babbel, et sans Ramirez le poumon de l’entrejeu du Mexique suspendu et supplée par Palencia.
Pas de surprise donc tactiquement et pas plus dans le scénario du match. On retrouve nos mexicains avec leur grinta, leur coeur et leur folie qui peut permettre à l’arrière gauche Bernal de tenter une volée de 35mètres que Kopke aura du mal à intercepter. L’Allemagne, elle, est toujours aussi ennuyeuse. Il n’y a ni création ni éclair de génie qui pourrait permettre de se créer des occasions. L’équipe s’en remet aux deux de devant, la paire Bierhoff-Klinsmann et attend patiemment qu’ils parviennent à faire la différence tout seuls. Trop compliqués face à des mexicains bien décidés à la jouer vietcong qui ne laissent rien passer.

Le jeu n’est pas fermé mais la pauvreté technique des deux camps empêche de développer des actions qui pourraient mettre à mal les défenses. Il faut attendre les cinq dernières minutes de la première période pour voir la partie se débrider. C’est l’inoxydable jeu de tête de Bierhoff qui déclenche tout avec un coup de canon sur la barre suivi d’une frappe tendue de Tarnat sur laquelle Campos doit s’étendre. Le Mexique répond avec un face à face raté par Palencia qui n’a pas assez cru en sa frappe, trop dans les pieds de Kopke. 40 minutes d’ennui, 5 de folie. On espère repartir sur ses bases à la reprise.

Et nos prières sont exaucées puisque Hernandez ouvre le score moins de 120 secondes après le coup d’envoi. Sur une belle action individuelle dans la surface, le goleador mexicain signe son 4e but du Mondial et permet à son équipe de créer la sensation. C’est celui qui a mis le plus de couilles sur le terrain qui est récompensé jusqu’à présent et il n’y a pas scandale.
On attend une réaction allemande avec l’entrée de Moller dans le rôle de deuxième meneur au côté d’Hassler, trop dans la percussion et pas assez dans la vision. Mais on va surtout avoir le droit au tournant du match avec une incroyable double occasion ratée des mexicains.
Sur un contre bien mené, Arellano décroche une frappe croisée que Kopke repousse difficilement sur son poteau. Blanco a suivi et sert parfaitement Hernandez seul à 3m. Le buteur blondinet rate sa reprise et met le ballon directement dans les bras du gardien marseillais. Le Mexique ne le sait pas encore mais il vient de laisser passer sa chance de qualification.

Sans avoir repris véritablement le contrôle du jeu, l’Allemagne va réussir à égaliser sur la seule erreur défensive mexicaine. Lara rate son interception sur un centre de Kirsten, entré quelques secondes auparavant, et Klinsmann ne se fait pas prier pour marquer. Les allemands ont fait le plus difficile en réagissant dos au mur et vont dominer la fin de partie. Les mexicains ont pris un coup sur la tête et attendent désormais la prolongation pour se relancer. Mais elle ne viendra jamais. A cinq minutes de la fin, nouveau centre et c’est cette fois Bierhoff qui est à la reprise, de la tête bien évidemment, envoyant son coup de casque foudroyant dans la lucarne de Campos.

Comme face à la Yougoslavie, l’Allemagne est une miraculée mais l’Allemagne est qualifiée. Sans avoir briller, une fois de plus. Et le pire, c’est qu’en affrontant soit la Roumanie soit la Croatie, et sans sous-estimer ces deux équipes, nos amis allemands ont une réelle opportunité d’entrer dans le dernier carré de la compétition. Et vu leur niveau, ça serait vraiment vilain.

FEUILLE DE MATCH
2-1: Klinsmann (74′) Bierhoff (85′) – Hernandez (47′)
Stade de la Mosson, Montpellier
35.500 spectateurs
Arbitre: Monsieur Vitor Melo Pereira (Portugal)


ALLEMAGNE
.Kopke (5): Il a fait peur à tout le monde en relâchant la reprise de Bernal puis s’est bien repris sur le face à face avant la mi-temps. Pour le reste, solide, sans plus.

.Heinrich (4): Un symbole de son match: sur une possibilité de centrer, il s’arrête en pleine action, ayant perdu sa chaussure. Il a tout fait à l’envers. Remplacé par Moller (5.5) qui a remis de l’ordre au milieu avec sa touche technique.

.Worns-Babbel (5): Un match correct où ils auront tenu la paire adverse, usant parfois d’interventions durs sur l’homme. C’est de bonne guerre.

.Matthaus (5.5): Libéro puis milieu, le roi Lothar règne sur cette équipe sans jamais se mettre dans la lumière. Un peu trop facile quand même.

.Tarnat (5.5): Sa frappe de balle est une arme de tous les instants. Et il sait très bien s’en servir pour centrer en plus. Derrière rien à signaler, il a fait son travail.

.Helmer (4.5): Sorti sur blessure avant la mi-temps il ne paraissait pas dans un bon jour de toute façon. Remplacé par Ziege (5) qui a fait son petit match dans son coin, tranquillou.

.Hamann (5.5): Une heure pour se mettre en jambe avant d’arrêter les conneries et d’être la rampe de lancement de l’équipe. C’est lui le véritable baromètre.

.Hassler (4.5): Trop occupé à courir, il oublie de prendre le rythme du match à son compte. Ce qui dérègle complètement son équipe, forcément. Remplacé par Kirsten décisif sur son premier centre.

.Klinsmann (5.5): Il loupe tout dans le jeu mais dans la surface, il est injouable. Encore un but pour lui, le 11e de sa carrière en Coupe du Monde. Balaise.

.Bierhoff (6): Son meilleur pied, c’est sa tête. Cette phrase est conne mais terriblement vrai. Ses deux occasions, il se les crée à la force de son front et son but part à la vitesse d’une reprise de volée. C’est juste incroyable.

MEXIQUE
.Campos (5.5): Des envolées, des belles anticipations et une sortie à la pêche sur le second but. Du classique et du bon chez Jorge.

.Pardo (4.5): Il n’a pas réussi à tenir Tarnat qui venait pourtant de loin.

.Davino-Suarez (5.5): Des mecs qui n’hésitent pas à se sacrifier et à aller au mastic. Ils ont malheureusement craqué au pire des moments.

.Bernal (5): Il y a cette reprise insensée de 35 mètres puis cette envie de jouer de l’avant. Tout ce qu’on aime chez les sudaméricains. Mais les deux centres viennent de son aile

.Villa-Lara (6): La première lame défensive qui a tout coupé sur son passage. Si les deux buts allemands viennent des côtés, c’est parce que ça ne passait jamais dans l’axe avec ce duo d’artistes découpeurs.

.Garcia Aspe (5): Le capitaine a fait son match, ni plus ni moins. On attendait un peu plus quand même de lui devant.

.Palencia (4): Une dégaine d’acteur porno et un jeu footballistique assez pauvre. Le mec parfait si vous aimez vous foutre de la gueule des footballeurs. Remplacé par Arellano (5.5) bien plus percutant en moins de temps.

.Blanco (5): Son premier geste, ça a été son fameux coup du crapaud. Pour le reste, beaucoup de jérémiades, des coups, des provocations mais ce qu’il faut de lucidité pour se créer des occasions et en donner. Comme ce caviar non converti par Hernandez..

.Hernandez (5.5): Il y a son jeu dos au but, sa présence athlétique dans la surface et son but. Parfait. Mais il y a surtout cette deuxième occasion ratée, peut être la chose qu’on retiendra le plus de son Mondial malheureusement.

France 1-0 Paraguay : Un but qui valait de l’or.

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Après avoir passé des rencontres de poules plutôt tranquilles, la France passait son premier vrai test, face à une équipe du Paraguay qui s’était extirpée d’un groupe relevé, et qui pouvait faire figure d’épouvantail, de par sa capacité apparente à pouvoir faire déjouer n’importe quel adversaire.
Bien sûr, en termes de talent pur, la France était au-dessus. Mais il ne fallait pas négliger des facteurs tels que la pression de jouer un huitième de finale de Coupe du Monde à domicile, ou l’absence de son joueur majeur pour un match à enjeu, au hasard.

A première vue, les Français semblaient cependant faire fi de ces considérations, en montrant de l’engagement et une volonté d’aller de l’avant, à l’image d’un Thuram bien présent en début de match. Mais les imprécisions techniques étaient légion, illustrées par ce contrôle trop lâche de Trezeguet sur une passe de Thuram, et les difficultés pour les milieux de terrain à trouver leurs attaquants semblaient difficilement insurmontables, comme le montraient ce centre trop profond de Djorkaeff, remplaçant désigné de Zidane dans l’organisation d’Aimé Jacquet,  toujours à destination de Trezeguet.

En face, on ne quittait pas une stratégie qui avait mené une « petite » équipe jusqu’en huitièmes de finale, recette composée d’une concentration de tous les instants, de légers gestes d’antijeu (avec Chilavert en maître d’oeuvre pour ce qui était de gagner du temps), et une exploitation des contres, le tout saupoudré d’opportunisme, comme sur cette tentative d’Acuña de lober Barthez.

Mais, le temps aidant, les Français devenaient un peu plus maîtres de leur jeu. Ce n’était pas une maîtrise écrasante, non, mais cela suffisait à se créer  leur première véritable occasion à la 15ème minute lorsque Trezeguet adressait une bonne frappe enroulée qui frôlait le poteau des buts de Chilavert. Dans la foulée,  Diomède, servipar Djorkaeff, envoyait un tir du gauche qui obligeait le gardien paraguayen à effectuer une belle parade.

Diomède, encore lui, se retrouvait une nouvelle fois en position d’armer une frappe, après un beau mouvement entre Petit et Djorkaeff, le premier centrant en retrait pour l’Auxerrois. Mais la frappe du joueur de Guy Roux, trop écrasée, passait à côté du but Paraguayen.

Ce fut ensuite au tour de Djorkaeff, à la conclusion d’une action Deschamps-Petit, d’échouer de peu, son tir de 20 mètres manquant le cadre pour quelques centimètres.

En face, comme décrit plus haut, on essaie de profiter de toutes les opportunités, et Cardozo, lequel avait bien pris la profondeur voyait sa frappe bien captée par Barthez.

A la trente-neuvième minutes arriva ce qui pouvait sonner comme un tournant, aux yeux des (télé)spectateurs : Thierry Henry, plutôt discret jusqu’ici, profitait d’un contre favorable au milieu du terrain pour placer une accélération fulgurante et déposer ses adversaires. Il se présentait seul face à Chilavert, sorti promptement, et piquait son ballon… Pour mieux voir sa tentative être détournée par le poteau.
Plus rien de notable n’allait se passer et les deux équipes regagnaient les vestiaires avec des sentiments bien différents dans les têtes.

En seconde période, les Français reprennaient leur domination, matérialisée par une tentative de la tête de Desailly, bien captée par  Chilavert. Les Paraguayens mènaient quelques contre-attaques et  une tête plongeante de Gamarra frôlait le poteau de Barthez, rappelant à tout le monde que les Sud-Américains étaient toujours présents dans cette rencontre.

Histoire de rendre les choses un peu plus compliquées et d’apporter un peu plus de légende à ce match, Thierry Henry, blessé, se voyait contraint de laisser sa place à Pires.

La fin de match approchait, et il était temps de concrétiser la domination française, chose que, Djorkaeff tentait de faire. Suite à un bon rush de Lizarazu, il plaçait une bonne frappe tendue à 30 m. Mais c’était une nouvelle fois contré et mis en corner.
Trezeguet se procurait ensuite une énorme occasion, lequel s’était débarrassé de son défenseur, dans la surface, pour placer un plat du pied gauche qui passait de très peu à droite de Chilavert, et des buts.

Malgré une pression accentuée, les Bleus ne parvinrent pas à marquer, et l’arbitre sifflait la fin du temps réglementaire, forçant les deux équipes à en passer par les prolongations.

Lors de la première période de celle-ci, et à la surprise générale, ce furent les Paraguayens qui se montraient les premiers dangereux, par Rojas, dont la tentative n’était pas cadrée, pour pas grand chose.

Un coup-franc dévié de Djorkaeff et repoussé en corner par Chilavert, une frappe de Trezeguet, et un tir de Guivarc’h plus tard, les spectateurs du stade Felix Bollaert se demandaient bien comment les Bleus pouvaient faire pencher la balance en leur faveur.

C’est alors que sur un long ballon adressé par Pires dans la surface, Trezeguet remisait de la tête sur…Laurent Blanc, resté aux avants-postes, et qui fusillait Chilavert de près.

Blanc délivrait tout un stade, mettait fin à un après-midi crispant, et propulsait l’équipe de France en quarts de finale grâce au premier but en or de l’histoire de la Coupe du Monde.

FEUILLE DE MATCH :
France 1-0 Paraguay (L.Blanc 114e)
Stade Félix Bollaert, Lens. 42 000 spectateurs.

France : Fabien Barthez – Bixente Lizarazu, Marcel Desailly, Laurent Blanc, Lilian Thuram – Didier Deschamps (cap.), Emmanuel Petit (70′ Alain Boghossian), Thierry Henry (65′ Robert Pires), Youri Djorkaeff, Bernard Diomède (77′ Stéphane Guivarc’h) – David Trezeguet

Paraguay : José Luis Chilavert (cap.) – Francisco Arce , Carlos Gamarra, Celso Ayala – Roberto Acuña, Miguel Ángel Benítez , Julio César Enciso , Carlos Humberto Paredes (75′ Denis Caniza) – José Cardozo (91′ Aristides Rojas ), Jorge Luis Campos (56′ Juan Carlos Yegros)

LES NOTES : 

France

Barthez (6/10) : Plutôt difficile à noter puisqu’il n’a pas eu grand chose à faire, mais il s’est bien interposé sur les rares frappes adverses.

Thuram(5/10)S’il est l’auteur d’un bon début de match, en montrant pas mal d’envie et de belles montées, c’est allé en s’étiolant au fil des minutes. Dommage, alors qu’il avait de l’espace.

Blanc (7/10) : Dans un match où la principale difficulté consistait à ne pas perdre sa concentration, il aura tenu son rang. Et puis cette frappe qui met fin au suspens…

Desailly (6/10) : C’est un peu la même chose que pour Blanc, même s’il se sera parfois fait prendre dans la profondeur. Un bon match ce pendant.

Lizarazu (4/10) : La déception côté français. Il est moins souvent monté que son pendant à droite et l’on ne peut pas dire que ses tâches défensives l’accaparaient. Il peut faire mieux. Face à l’Italie, il devra être déterminant.

Henry (5/10) : Pas trouvé, hors du coup, invisible… Les termes pour décrire sa première demie-heure changeront selon l’appréciation que l’on a du joueur. Ceci dit, il a prouvé qu’en une prise de balle et une accélération, il pouvait délivrer une équipe. Remplacé par Pires, sur blessure. Ce qui aura permis de renforcer la conservation du ballon.

Deschamps (6/10) : Un harcèlement des adversaires, un jeu court et simple, une bonne vision du jeu… Un bon match.

Petit (5/10) : Un peu plus en retrait que son compère du milieu, et un peu plus de déchet dans ses passes. Mais sa faculté à se porter vers l’avant reste très intéréssante. Remplacé par Boghossian, qui n’aura pas pu apporter tout ce qu’il pouvait.

Diomède (4/10) : Match en dents de scie pour l’Auxerrois. Après un début difficile, il a été le Français le plus dangereux pendant vingt minutes, pour ensuite retomber dans ses travers. Remplacé par Guivarc’h, lequel aura proposé, distribué et apporté du poids devant. Une plutôt belle entrée.

Djorkaeff (5/10) : En l’absence de Zidane, il était attendu de lui qu’il distribue le jeu et les caviars pour Trezeguet. Mais ce n’est pas tout à fait le même style de joueur, et il s’est révélé meilleur pour conclure les actions que pour en créer.

Trezeguet (6/10) : Match compliqué pour l’attaquant monégasque. Dans un rôle ingrat, il n’aura jamais abdiqué, ce sera créé de belles occasions et aura finalement délivré cette passe décisive de la tête pour Blanc. Un bon match.

Paraguay :

Chilavert (8/10) : Monstrueux de charisme, de puissance, de roublardise et d’agilité. Il aura écœuré les Bleus pendant 114 minutes et n’a rien pu faire sur le but.

Arce (4/10) : C’était de toute façon compliqué de défendre tout un match. Alors quand on voit arriver Djorkaeff, Diomède, voire Petit, puis Pires dans sa zone, ça peut vite devenir très compliqué.

Gamarra (5/10) : Aura participé à l’étau défensif mis en place pour contrer l’attaque française. Sa reprise de la tête aurait mérité un meilleur sort.

Ayala (4/10) : Même chose que son compère en défense centrale, la participation offensive en moins.

Sarabia (3/10) : Pas vu, pas pris.

Encisco (3/10) : Ah, mais vous jouiez, vous ?

Benitez (4/10) : Jouer très bas pour aider sa défense, c’est bien. Mais ça limite le champ d’actions, tout de même.

Paredes (4/10) : Au Paraguay, on aime bien que les milieux de terrain entament le travail de sape défensif. Remplacé par Caniza, pour faire un peu la même chose.

Acuña (5/10) : Probablement le meilleur joueur de champ paraguayen, très utile de par sa qualité de passe.

Campos (5/10) : Meilleur attaquant paraguayen, il aurait pu ouvrir le score si Barthez n’avait pas été vigilant. Remplacé par Yegros, pour un impact bien moindre.

Cardozo (4/10) : Il souffre un peu de la comparaison avec Campos, et du jeu de son équipe. Remplacé par Rojas, alors que le Paraguay pliait sous la pression.