Cdm 98 Belgique 1-1 Corée du Sud : direction la sortie

Belgique CDS

Feuille de match :

Parc des Princes, 45 000 spectateurs

Arbitre : Marcio Rezende (Brésil) assisté de Jorge Luis Arango (Colombie) et de Arnaldo Pinto Filho (Brésil)

Buts : L. Nilis 7′, Sang-Chul Yoo 71′

Belgique : Van de Walle – Deflandre, Staelens, Vidovic, Borkelmans – Wilmots, Scifo (puis Van der Elst 65′), Clément (puis E.Mpenza 75′), Van Kerckhoven – Oliveira (puis M. Mpenza 46′), Nilis.

Corée du Sud : Byung Ji Kim – Sang-Hun Lee (puis Hyung-seok Jang 66′), Tae Young Kim, Myung Bo Hung – Min-Sung Lee, Sung-Yong Choi (puis Lim Saeng Lee 46′), Do Keun Kim (puis Jong soo Ko 46′), Sang-Chul Yoo, Jung-Won Seo

Pour se qualifier pour les huitièmes de finale, une seule solution : gagner. Force est de constater que ni le pays au matin calme ni le pays de Hergé ne parviendront à prendre le dessus sur l’autre. Du coup, deux éliminations qui profitent au Mexique et au Pays-Bas qui, dans le même temps, se sont eux aussi neutralisés sur le score de 2-2.

Pourtant dans ce Belgique-Corée du Sud, ce sont bien les premiers cités qui se sont montrés dangereux en premier. Dès la quatrième minute, Enzo Scifo frappait au but. Sans succès. Mais deux minutes plus tard, Luc Nilis était plus en réussite et pouvait ouvrir le score d’un tir tendu légèrement contrée. Tout un pays exultait. Les Belges de France aussi. Cette ouverture du score n’allait pas fermer le jeu, au contraire. Les hommes de Georges Leekens continuaient d’attaquer, de même que ceux de Pyung Seok Kim. Ainsi, deux minutes après le but de Nilis, S.C Yoo se procurait la première occasion pour son pays, mais sa tête finissait bien à côté. Peu importe, le match était admirablement bien lancé. Les deux équipes se rendaient coups pour coups et on pouvait assister à de nombreuses occasions. M.S Lee rendait la pareille à Nilis et Scifo sans que le score n’évolue. On avait droit à un premier quart d’heure animé mais tout cela allait bientôt se terminer. Heureusement qu’on en avait profiter car les trente minutes suivantes furent mornes. Mornes au niveau des actions en tout cas. Belges et Sud Coréens se neutralisaient au milieu de terrain et aucun ne parvenaient vraiment à se montrer dangereux. La mi-temps était la bienvenue. Le Parc des Princes pouvait ainsi aller se déshydrater.

Alors que tout le monde s’endormait paisiblement le début de la deuxième période était sifflé. Et celui qui se chargea de nous réveiller se nomme Min-Sung Lee, le numéro 5 coréen, qui, lancé en profondeur, vint buter sur Vande Walle bien sorti. La deuxième mi-temps semblait partir sur de bons rails. Cette impression fut renforcée par l’occasion de Luc Nilis à la 51ème minute. Insaisissable depuis le début de la rencontre, l’attaquant du PSV Eindhoven, trouvait la barre transversale après un crochet magnifique dans la surface. Dix minutes plus tard, alors que les deux équipes se neutralisaient encore une fois sur le terrain, Nilis se mettait encore en évidence par une reprise de volée sans angle boxée par Byung Ji-Kim. Deux minutes plus tard, l’attaquant au nez de Cyrano Nilis, provoquait des ultimes frayeurs dans le camp coréen. Son contre avec son coéquipier à 2 contre 1 se terminait malheureusement par un retour in extremis et salvateur de Seok Ju-Ha. Héroique. D’autant plus héroïque que peu de temps après, la Corée du Sud égalisait. On joue alors la 70ème minute et Eric Deflandre allait faire la faute qu’il ne fallait pas faire. Le coup-franc qui s’ensuivit, tiré par ce même Seok Ju-Ha permit à Sang-Chul Yoo de se jeter et de marquer. La joie des Asiatiques était belle à voir. Cette 70ème minute allait marquer un tournant dans ce match. Dès cet instant, les Belges n’allaient plus voir le jour, la faute à des Coréens décidés à gagner. Ainsi, les occasions s’enchaînèrent. J.S Ko à la 74ème minute puis Yong-Soo Choi à trois reprises aux 74, 75 et 80èmes minutes donnaient des sueurs froides aux amateurs de moules frites. C’est ainsi que le match se termina, entre la domination coréenne, les quelques timides contres et surtout les conneries des Belges.

LES TOPS :

Bien qu’il n’y ait eu que deux buts dans la rencontre, les deux attaquants de pointe Luc Nilis et Yong-Soo Choi ont brillé par leur disponibilité. Avec le nombre incalculables d’occasions qu’ils se sont créés, ils auraient mérité d’inscrire au moins un doublé. Avantage toutefois à Nilis qui, à lui seul, a mis au supplice toute la défense coréenne. Du côté Coréen, Seok-Ju Ha a été décisif offensivement et défensivement.

LES FLOPS :

Dans l’ombre de Nilis, Luis Oliveira n’a pas du tout existé, de même que les frères Mpenza qui sont rentrés en cours de jeu. Byung Ji-Kim, le gardien coréen, a arrêté plusieurs tentatives belges mais s’il est à mettre dans le rayon des flops, c’est bien à cause de sa coupe de cheveux façon nuque longue.

Byung Ji Kim

Cdm98 Pays-Bas 2-2 Mexique: Un retour du Diable Vauvert

hernandez

Sur ses trois matches de poule, le Mexique a toujours été mené, et deux fois de deux buts même. Sans perdre le moindre match au final. Une force mentale exceptionnelle qui permet aux mexicains de se qualifier pour les huitièmes de finale au dépens de la Belgique, auteure d’une énorme contre-performance contre la Corée du Sud dans le même temps.
Les hollandais, encore impressionnants dans le jeu, ont une fois de plus pêché par orgueil tant leur emprise sur la quasi totalité de la rencontre aurait dû sceller un succès.

On retrouve nos amis néerlandais la bave aux lèvres dès le début de partie. Jonk tente la volée lointaine sans se poser de question dès les premières secondes et permet à son équipe de s’installer dans le camp adverse. La défense mexicaine ne s’attendait sans doute pas à ça et s’aligne mal. Ce qui permet à Cocu de trouver la faille à la 4e minute sur un service lobé dans la profondeur génial de Bergkamp. Les combinaisons hollandaises font très mal et le Mexique a du mal à répliquer. On verra bien une frappe tendue de Ramirez sur laquelle Van der Sar devra s’employer mais le jeu est oranje.
Les Pays-Bas ne desserre pas l’étau et s’offre rapidement le break par l’intermédiaire de Ronald de Boer avec un joli numéro technico-physique devant trois adversaires.

Les joueurs d’Hiddink devaient l’emporter pour s’assurer la première place du groupe et ne peuvent mieux commencer leur entreprise. Les mexicains sont K.O et n’ont aucune réaction alors que la Belgique est en train de leur chiper la seconde place grâce à un but de Nilis.
Le 3-0 est très proche sur une tête vicieuse de Bergkamp qui avait anticipé la passe latérale entre les deux défenseurs centraux avant quOvermarsne voie sa balle piquée mourir au pied du poteau juste avant la mi-temps.

Le scénario est le même à la reprise, Cocu envoie un cachou d’entrée sur la barre et les verts mexicains n’existent pas. Les hollandais ont donc tout le loisir de dérouler leur jeu, tout en passes redoublés et petites remises subtiles de Bergkamp. Une situation dans laquelle nos amis blonds à claquette se font piéger une fois sur deux. Les mecs se grisent et oublient de terminer le travail malgré plusieurs autres belles opportunités.

C’est là que le Mexique sort de sa boite pour s’offrir un retour dantesque avec deux buts dans le dernier quart d’heure. Le schéma est quasi identique au retour face à la Belgique quelques jours auparavant. Peut être ont-il repris du poil de la bête en apprenant l’égalisation coréenne à la 70e. Quoiqu’il en soit, la bande à Hernandez, buteur providentiel à la dernière seconde, effectue un retour (d)étonnant face à l’un des ogres de la compétition et fait ainsi le plein de confiance avant son huitième de finale. Cette équipe ne sera pas facile à manoeuvrer, qu’on se le dise.

FEUILLE DE MATCH
2-2: Cocu (4′) R. De Boer (18′) – Pelaez (75′), Hernandez (90+4)
Stade Geoffroy Guichard, St Etienne
36.000 spectateurs
Arbitre: Monsieur Abdul Rahman Al Zeid (Arabie Saoudite)

LES JOUEURS
Le trio Overmars-Cocu-Bergkamp fonctionne à merveille, enchainant les combinaisons techniques de haute volée. Le casse tête va être complet pour Hiddink avec le retour de suspension de Kluivert…
Au milieu, l’équilibre semble avoir été trouvé avec la paire Davids-Jonk et ça devrait être la base récupératrice pour la suite de la compétition. Derrière rien à dire de particulier, Stam est monstrueux, même s’il se troue sur l’égalisation, et F.De Boer impérial. C’est peut être sur les côtés que le bât blesse.
Chez les mexicains, on a d’abord vu des prestations très moyennes, Garcia Aspe et Blanco en tête, sans parler des deux latéraux complètement bouffés sur chaque accélération néerlandaise. Il y a néanmoins du positif à retirer, Campos comme toujours dans son style si peu académique, Ramirez au milieu qui a donné de sa personne et en sort d’ailleurs expulsé (un peu connement) et puis ce renard d’Hernandez devant, encore buteur et qui signe sa troisième réalisation du mondial.

Cdm 98 Pays-Bas 5-0 Corée du Sud: La Ballade des Oranjeux

pays bas corée

Après un match nul terne contre le frère belge (0-0), on attend beaucoup de cette deuxième rencontre des Pays-Bas contre la Corée du Sud. Il faut la victoire avec, si possible, la manière. Et sans manquer de respect à nos amis coréens, cette affaire est largement dans les cordes des néerlandais.

Pour cette partie, il faut manoeuver devant sans Kluivert, suspendu après son rouge idiot. C’est Dennis Bergkamp qui le remplace, épaulé devant par son coéquipier d’Arsenal, la pile électrique Overmars et par Cocu dans un rôle de 9 et demi. Avec ce rôle plus avancé sur le terrain, le barcelonais laisse place dans l’entrejeu au « pitbull » Davids.
Une tactique quelque peu originale qui a du mal à se mettre en place durant les dix premières minutes. Les coréens en profitent et montrent à nouveau du jeu, comme lors de la première période contre le Mexique (avant de sombrer en seconde, en infériorité numérique). On sent les hollandais supérieurs, mais les intentions sont asiatiques en ce début de partie.
Il faut attendre la prise en main de Davids sur le milieu de terrain pour voir nos amis Oranje se mettre en ordre de marche. Le ratisseur de la Juventus est absolument partout et n’hésite pas à aller de l’avant, avec une frappe puissante de 25m que le gardien effleure pour éviter l’ouverture du score.

Sous l’impulsion de son chien de garde, c’est toute l’équipe néerlandaise qui monte d’un cran et met la pression sur son adversaire. Il n’y a pas forcément d’occasions mais le travail de sape d’Overmars ou Bergkamp commence à payer. Et c’est Cocu qui en profite le premier avec une magnifique frappe à l’entrée de la surface qui laisse le gardien coréen pantois. Une ouverture du score peu après la demie-heure de jeu qui rappelle celle de l’équipe de France contre l’Arabie Saoudite. C’est à dire qui appelle d’autres buts. Et il ne faudra attendre que trois minutes pour voir Overmars doubler la mise sur une belle action personnelle. 2-0, à la mi-temps, en patron. La Corée boit la tasse.

Mais vous connaissez les hollandais et leur orgueil de cochon. A la reprise, ils la jouent trop facile et ne tuent pas le match. Bergkamp rate un face à face facile, ça joue à la baballe dans la surface mais ça ne marque pas. Et évidemment, ils s’exposent à la réduction du score coréenne qui aurait pu venir de Choi sans une belle sortie dans les pieds de Van der Sar, ou du strasbourgeois Seo qui rate le cadre. Seul Edgar Davids ne baisse pas le pied et demeure impressionnant au milieu. Sur le banc lors du premier match, il vient sûrement de gagner son ticket pour le reste de la compétition.

Le hollandais est orgueilleux certes, mais il est aussi cynique. Et c’est lorsqu’on commence à sombrer dans l’ennui qu’il se réveille pour mieux abattre son adversaire. Et de quelle manière! Sur une possession de balle de plus d’une minute, sans la moindre passe inutile, quasiment tous les joueurs touchent le ballon avant que celui ne finisse dans les pieds de Bergkamp et sa grâce naturelle. Un petit dribble parfait pour se mettre dans le sens du but et ça fait 3-0, sans forcer.
La suite, c’est une ballade au clair de lune. Van Hooijdonk, deux minutes à peine après son entrée, trouve la faille de la tête sur un caviar d’Overmars pour le quatrième avant que Ronald De Boer viennent clore le score à cinq minutes de la fin.

5-0, voilà de quoi redonner confiance à la machine de Guus Hiddink. L’objectif sera désormais d’accrocher la première place du groupe dans la finale face au Mexique pour éviter ainsi l’Allemagne en huitième. Là encore, c’est dans les cordes de Bergkamp & cie tant la puissance offensive que l’équipe dégage est impressionnante…
Pour la Corée, c’est le retour à la maison d’ores et déjà. Et il faudra rapidement progresser pour ne pas être trop ridicule dans 4 ans et le Mondial à la maison.

FEUILLE DE MATCH
5-0: Cocu (38′) Overmars (41′) Bergkamp (71′) Van Hooijdonk (80′) R. De Boer (84′)
Stade Vélodrome, Marseille
57.000 spectateurs
Arbitre: Monsieur Ryszard Wojcik (Pologne)

COREE DU SUD
Quand tu prends 5-0, difficile de sortir une prestation en particulier. Le strasbourgeois Seo n’a pas été trop mal, apportant un peu de vitesse et de percussion. L’attaquant Young-Soo Choi a su peser un peu lui aussi.
C’est surtout le milieu de terrain qui a complètement été mangé et n’a pas su aider ni la défense ni l’attaque.

PAYS-BAS
L’homme du match c’est Edgar Davids. Le milieu relayeur de Turin a été incroyable, dominant le milieu adverse à lui tout seul. Il a tout fait, récupération, percussion, technique, vision de jeu. L’une des plus grosses prestations individuelles depuis le début de la compétition.
On peut nommer le magicien Bergkamp également, récompensé par ce magnifique but où son sens inné du dribble a encore fait merveille. Overmars, toujours aussi tranchant sur son côté avec un but et un caviar pour Van Hooijdonk. Ronald De Boer en taulier sur le côté droit, Stam impérial derrière méritent aussi un petit big up.

Cdm98 Pays-Bas 0-0 Belgique: Voyage Au Bout De L’Ennui

kluivert
Inséparables. C’est l’adjectif qui qualifie le mieux les Pays-Bas et la Belgique ces dernières années dans la planète foot. Parce qu’ils vont organiser l’Euro 2000 ensemble, main dans la main déjà. Mais aussi parce que les deux équipes sont issues du même groupe de qualifications. Les premiers ont terminé en tête (avec deux victoires nettes contre les belges 3-0 3-1) quand les seconds ont donc du passer par les barrages et se défaire de l’Irlande.
Suffisant pour faire des néerlandais les favoris de cette rencontre, et même plus si affinités. Avec une armada offensive qui comprend Kluivert, Overmars, Hasselbaink, Bergkamp, Seedorf, Van Hooijdonk, la Hollande se pose parmi les prétendants au titre.
L’objectif est plus mesuré côté belge où une qualification en huitième serait déjà vu comme une jolie performance.

Mais on connaît que trop bien la musique en football, comme dans la vie: à se côtoyer comme ça si souvent, la surprise n’existe plus. Et c’est ce qu’il va se passer sur cette rencontre où l’enjeu va prendre le pas sur le jeu. Peu de prises de risques, peu de mouvements, et finalement peu d’occasions.
Les Pays-Bas sont bien sûr supérieurs et contrôlent plus ou moins bien son adversaire mais la Belgique sait répondre et ne pliera pas.
La première période est d’un ennui mortel à part sur quelques fulgurances d’Overmars et il faudra attendre une prise de confiance belge pour voir la partie se débrider un iota.

Rien d’exceptionnel, quelques belles opportunités mais pas forcément franches, mis à part deux sauvetages sur sa ligne du jeune Eric Deflandre, rentré après 20 minutes de jeu pour remplacer l’autre arrière droit, Crasson complètement à la rue. Le principal fait de jeu au final sera l’expulsion par Mr Collina de Kluivert après un vilain coup de coude sur son garde du corps qu’il le suivait d’un peu trop près à son goût. Un geste de frustration résultant sans doute de son match quelconque où il n’a jamais su peser sur l’arrière garde belge.

L’affiche fraternelle a donc accouché d’une souris et conclut tristement une journée maussade entre la perte de Fernand Sastre et la disparition en mer d’Eric Tabarly. Il y a des jours comme ça…

FEUILLE DE MATCH
0-0
Stade de France, Saint-Denis
80,000 spectateurs
21h
Arbitre: Pierluigi Collina


PAYS-BAS
Lumière sur Marc Overmars, l’homme du match. Le seul à dynamiter la rencontre, tout en percussion sur son côté gauche. Il a humilié son adversaire direct, sorti après 20 minutes de jeu. Le joueur d’Arsenal a été la lumière dans cette sombre rencontre.
L’arrière garde Numan-Stam-De Boer a aussi bien fonctionné, pas franchement emmerdée il faut bien le dire.
A l’inverse, déception autour de Clarence Seedorf qui n’a pas apporté grand chose techniquement et puis Patrick Kluivert, bien évidemment entre son carton rouge idiot et une rencontre où il n’a pas fait de différence, ni eu d’occasion.

BELGIQUE
Bah, parlons de Cresson déjà. Le mec sort après 20 minutes et son remplaçant, Eric Déflandre, finit meilleur joueur de son équipe en sauvant deux balles sur la ligne. C’est ce qu’on appelle un mauvais karma pour le napolitain.
Déception aussi autour de Luis Oliveira, l’attaquant de la Fiorentina auteur d’une bonne saison a tout raté en tentant de jouer au brésilien du coin.
Un mot sur le gardien, de Wielde qui finit sans but encaissé mais qui dégage autant de confiance qu’une soirée dans un camion avec Marc Dutroux. Le mec peut te relâcher un ballon facile à tout moment. Attention.

Mexique 3-1 Corée du Sud : le soleil ne se lève pas encore à l’Est

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Honnêtement je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre avec ce match mais on a pu assister à un match plaisant bien que pauvre en occasion. Les deux équipes se pointaient dans un système en 5-3-2.

La première mi-temps commence timidement. Les Coréens, à la quête de leur première victoire en Coupe du Monde, sont frileux. Les Mexicains monopolisent le ballon sans grande réussite. On voit principalement Blanco, le ventru meneur mexicain mais ses coéquipiers ne lui offrent guère de solutions.

Peu à peu les Coréens s’enhardissent dans cette partie où les deux équipes s’efforcent de mettre le ballon au sol. Les Mexicains se procurent la première grosse occase par la doublette Hernandez-Blanco mais les Coréens marquent les premiers. Garcia Aspe fait une faute bête dans l’axe. A 25m, Ha tente sa chance ; sa frappe contrée par Davino prend Campos à contre-pied. Les Asiats mènent 1-0.

3 minutes plus tard, le super Ha prend un rouge pour un tacle par derrière. Un peu sévère de la part de l’arbitre autrichien. Les Coréens à 10 gèrent tranquillement jusqu’à la pause. Les Mexicains manquent vraiment de mouvement et essayent principalement de passer par l’axe.

A la mi-temps, deux joueurs offensifs Pelaez et Arellano entrent en jeu. On ne voit que les Mexicains dès le début. A la 51è, Pelaez est à la retombée d’un corner et fusille Kim(1-1). Malgré tout, les Coréens restent dynamiques et essayent de porter le danger sur le but de Campos.

Blanco, à deux reprises, nous sort un saut du crapaud avec le ballon bloqué entre ses chevilles. Malgré tout, les Mexicains ont du mal à accélérer pour dérouter la défense coréenne très bien organisée et solidaire.

Finalement à 15 minutes de la fin, Luis Hernandez plante un pion en renard à la suite d’un centre contré. Arellano continue de s’amuser à droite et Blanco à gauche. Au final Luis « El Matador » Hernandez y va de son deuxième but à la 85è d’une frappe limpide. Les Coréens n’y étaient plus.

Le Mexique gagne logiquement ce match, d’autant plus qu’ils ont joué 60 minutes à 11 contre 10. Malgré tout, ils ont beaucoup souffert pour mettre à mal une belle équipe coréenne. Les joueurs asiatiques m’ont fait très belle impression avec une équipe superbement organisée, dynamique et qui cherche à régaler le spectateur avec du jeu à terre.

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ILS NOUS ONT REGALE

Campos a sorti quelques belles parades du haut de son mètre 20. Blanco a été un poison constant sur son côté gauche. Hernandez, le sosie de Caniggia, en a planté deux en vrai buteur et a été généreux sur le front de l’attaque. L’entrée d’Arellano à la mi-temps a fait le plus grand bien à l’équipe mexicaine.

Le gardien Kim avec sa glorieuse coupe mulet a été bon, bien que court sur le deuxième but. Ha avait fait une superbe demie-heure tout en tonicité avant de se faire sortir sur un carton rouge direct. Yoo, le capitaine, a été facile – apôtre de l’anticipation et de la lecture de jeu. L’avant-centre Kim a fait un gros match également, propre techniquement et très présent dans les duels.