Belgique 2-2 Mexique : Ô sombreros de l’amer

scifo

Mener 2-0 en supériorité numérique et finalement réussir à se faire remonter, c’est l’exploit réalisé par la Belgique cet après-midi à Lescure.

L’affiche nous offrait une rencontre attrayante entre deux équipes qui voulaient jouer. La première mi-temps était un affrontement de style entre des Belges qui cherchaient à construire tranquillement, souvent en partant des pieds d’Enzo Scifo et des Mexicains très rapides en contre avec les Ramirez, Hernandez et Blanco.

Alors que les Belges avaient la possession du ballon, ce sont les Mexicains qui se créaient les occasions les plus franches avec notamment une tête sur la barre de Suarez puis une exquise frappe d’Ordiales dans un angle fermé qui finissait aussi sur la barre de De Wilde.

Mais le match basculait une première fois à la 29è avec l’expulsion de Pardo pour un tacle par derrière. Les Belges n’en profitaient pas franchement jusqu’à cette 43è où un défenseur mexicain envoyait un ballon en corner alors que Campos aurait pu s’en emparer. Wilmots seul au deuxième poteau propulsait un ballon dévié par une tête belge. 1-0 à la mi-temps pour les Belges.

La mi-temps repartait aussi excellemment pour les Diables Rouges. Et c’est encore Wilmots qui s’illustrait toute en puissance pour offrir deux buts d’avance à son équipe. A ce moment-là, personne ne pensait que les Mexicains pourraient revenir. Et pourtant…

La réorganisation tactique des Mexicains (Ramirez à gauche et Blanco en 10) et l’entrée d’Arellano à droite ont fait le plus grand bien aux Aztèques. Quelques minutes après le deuxième but belge, Blanco ouvrait pour Ramirez qui se faisait accrocher dans la surface par Verheyen. Penalty et carton rouge. Garcia Aspe réduisait la marque sans problème.

Les Mexicains accéléraient alors et c’est logiquement que Blanco égalisait de manière acrobatique sur un service du très bon Ramirez. 2-2 vers la 65è. Le Mexique commençait à croire en ses chances de réaliser un énorme exploit. Les Belges essayaient de reprendre le ballon sans grosses occasions.

Finalement le match se terminait sur ce 2-2 somme toute logique. Les Mexicains ont eu les meilleures occasions alors que les Belges peuvent s’en vouloir de ne pas avoir su conserver un avantage important. Il leur faudra gagner contre les Sud-Coréens sinon cette contre-performance contre le Mexique pourrait coûter cher !

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DEUX HOMMES DANS LE MATCH

J’aurais pu évoquer Marc Wilmots, auteur d’un doublé mais le véritable artiste/penseur/moteur de cette sélection belge est Enzo Scifo. Que ce soit à la récupération, à la relance ou à la création, il est le joueur indispensable aux Belges dans son style si personnel d’une élégance très rare à ce niveau. Il dégage une telle facilité que cela en devient déconcertant mais malgré tout, il n’hésite pas à faire le sale boulot au milieu au côté de son capitaine Van Der Elst.

Côté mexicain, Ramirez a effectué une énorme deuxième mi-temps. Replacé ailier gauche, il a été déterminant, constituant un poison constant pour Deflandre et Verheyen. Touché sur le penalty et passeur décisif sur le second but, son apport offensif aura permis au Mexique de sortir la tête de l’eau et de revenir au meilleur moment.

Cdm98 Espagne 0-0 Paraguay: La Roja voit rouge

CHILAVERT

Dos au mur après une défaite surprise face au Nigéria (3-2), l’Espagne n’a déjà plus d’autres choix que de l’emporter pour se relancer dans la course à la qualification. Mais ce ne sera pas une partie de plaisir face aux solides paraguayens emmené par son charismatique gardien et capitaine, Chilavert.

Clemente a bien compris tout le problème qui se pose à lui et ne laisse pas de place au doute avec un 4-2-4 à l’ancienne. Luis Enrique et Raul sur les ailes, Pizzi et Etxeberria dans l’axe. L’intention est louable mais ne fait pas franchement peur au Paraguay. Pire, sa mise en place est capillotractée. Personne ne sait ce qu’il doit faire devant, les gars se marchent sur les pieds ou ne se comprennent pas dans les mouvements.
Au milieu, Hierro et Amor sont trop bas, il manque ce lien, ce taulier qui dicte le jeu. Ce Guardiola quoi. Luis Enrique tente d’ailleurs de repiquer dans l’axe, mécontent du nombre famélique qu’il a eu à se mettre sous la dent jusque là mais il est bien le seul en jambe devant. Raul est trop excentré, trop timide et le duo de devant est tout simplement mauvais. Surtout Pizzi.

C’est même le Paraguay qui va se montrer le plus dangereux en première période, avec quelques contres très bien menés par Benitez ou Rojas. Il faut par exemple un retour fantastique d’Aguilera pour empêcher ce dernier d’ouvrir le score avant la mi-temps sur la plus belle opportunité des 40 premières minutes. Un geste redonnant confiance à ses coéquipiers qui vont se créer une énorme occasion juste avant la pause avec Raul puis Pizzi mais Chilavert sort le grand jeu coup sur coup. Un beau frisson pour conclure une période trop pauvre tout de même. La seule fois où le public a vraiment vibré, c’est sur un coup franc botté par le fantasque portier paraguayen…

Les changements rapides en deuxième période avec le sang frais des jeunes loups Morientes ou Celades, le passage en 3-5-2 qui en découle n’y feront rien. L’Espagne manque de génie, manque de création et est trop prévisible. Face à une équipe bien en place comme le Paraguay, ça ne pardonne pas. On regrettera d’ailleurs que les hommes de Carpegiani n’aient pas plus cherché à faire la différence quand la Roja doutait. Il y avait peut être la place de prendre trois points qui auraient suffi pour se qualifier sans doute. Et qui aurait surtout condamné l’Espagne définitivement. Et entre nous, pour l’équipe de France, on aurait pas été trop contre..

Mais non, les espagnols conservent un espoir de qualification mais remettent leur destin entre les mains du Nigéria. Il faudra battre la Bulgarie, oui, mais dans le même temps, il ne faut pas que le Paraguay l’emporte. Sinon c’est la porte.

FEUILLE DE MATCH
0-0
Stade Geoffroy Guichard, St-Etienne
30.600
Arbitre: Monsieur Ian McLeod (Afrique du Sud)


ESPAGNE

Le seul joueur espagnol qui a tenté d’apporter du jeu c’est Luis Enrique. Le seul capable de faire la différence techniquement. Déception autour de Raul, clairement pas dans le coup mais surtout du duo d’attaquants fantômes Pizzi et Etxeberria. Ils n’ont jamais pesé, jamais pris la défense à défaut. Comment marquer avec des mecs pareils ?
Derrière, rien de particulier à dire, c’est solide mais ça ne propose pas assez d’aide aux joueurs offensifs.
Et puis parlons de Clemente un peu, incapable de trouver un schéma de jeu performant, titularisant des joueurs douteux. Le grand fumeur est le premier responsable de ce début de Mondial raté.

PARAGUAY 
Pas de doute, la star c’est Chilavert. Il a encore été impérial en sortant deux, trois ballons difficiles. Et il trouve derrière l’énergie nécessaire pour mobiliser tout ses partenaires autour de lui. Un gourou. Bon match d’Arce sur son côté droit qui a bien muselé Raul et n’a pas hésité à apporter le danger quand il le pouvait. Mention aussi pour Rojas et Benitez, le duo de devant n’hésitant pas à prendre sa chance dès qu’il le pouvait.

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