Cdm 98 France 0-0 Italie (4-3 tab) : C’eravamo tanto amati (Nous nous sommes tant aimés)

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En 1974, Ettore Scola sortait ce chef d’œuvre du cinéma italien nommé C’eravamo tanto amati. Dans ce classique du cinéma italien, trois amis de jeunesse interprétés par les grandioses Stefania Sandrelli, Nino Manfredi et Vittorio Gassman se retrouvent quelques années après s’être perdus de vue. Ils se découvrent des trajectoires différentes et des attentes par rapport au monde parfois opposées mais reste cette amitié qu’il y avait et qui a survécu.

Sur la pelouse de Saint-Denis cet après-midi, nombre de joueurs se connaissaient au coup d’envoi. Desailly, Costacurta et Maldini se côtoient au Milan AC, Cannavaro, Baggio et Thuram à Parme, Moriero, Pagliuca, Bergomi et Djorkaeff à l’Inter et bien entendu Zidane, Deschamps, Pessotto et Del Piero à la Juve. Mais il était clair dès le début que ce match marquerait le début d’une trajectoire différente pour la moitié d’entre eux : celle qui gagnerait.

Les premières minutes donnaient le ton de la partie. Les Italiens étaient venus pour défendre et bien défendre. Les seuls Vieri, Del Piero et Moriero (à moitié) avaient des libertés offensives ; pour le reste, c’était avant tout du travail défensif. Devant cette forteresse azzurra, les Français ont malgré tout joué 45 premières minutes de très belle facture. Agressifs, vifs, techniquement justes, les joueurs d’Aimé Jacquet ont fourni une première période de très haut niveau à laquelle il n’aura manqué qu’un but. Celui-ci aurait pu venir de Zidane, Petit ou plus certainement de Djorkaeff, qui se retrouva seul à 16m à la 45è minute mais croisa trop sa frappe.

Cette première mi-temps ne donna pas fondamentalement envie à Cesare Maldini de changer quoi que ce soit à sa tactique. Cependant, autour de l’heure de jeu, les entrées de Roberto Baggio et Demetrio Albertini à la place de Del Piero et Dino Baggio changèrent singulièrement la donne. Les Italiens se montrèrent légèrement plus entreprenants mais surtout beaucoup moins perméables. Les Français commençaient à montrer des signes de fatigue alors que Roberto Baggio se montrait dangereux sur chaque ballon touché.

Les entrées des deux jeunes Monégasques Henry et Trezeguet n’allaient pas y changer grand-chose. Cette deuxième mi-temps était très pauvre en occasions et le match se réduisait à une démonstration de forces des défenses face à des attaques constamment en infériorité numérique. Et c’est assez logiquement qu’on se dirigeait vers une nouvelle prolongation pour les Bleus.

Lors de ces 30 minutes additionnelles, la peur de prendre le fameux but en or et la fatigue engendrée par le match contre le Paraguay semblaient paralyser des Bleus très prudents. Les Italiens en profitaient pour prendre le commandement des opérations et la plus belle occasion fut à mettre au crédit de Roberto Baggio, qui d’une volée un peu trop croisée fit passer un frisson aux 80 000 spectateurs du Stade de France.

La séance de tirs aux buts devait décréter le nom du premier demi-finaliste de ce Mondial français. Le premier échec fut signé Lizarazu, auteur d’une frappe de poussin. Heureusement Barthez prit aussitôt le dessus sur Albertini, afin de ne pas laisser les tireurs français dans le doute. Alors que la France menait 4-3 avec des réussites de Zidane, Henry, Trezeguet et Blanc, c’était finalement Di Biagio qui se présentait face à Barthez et trouvait la barre. Comme en 1986, la France se qualifiait pour les ½ après avoir gagné aux pénos.

Le match aurait clairement pu tourner de n’importe quel côté, les deux équipes étant très proches et se connaissant parfaitement. Mais il fallait un vainqueur et ce fut les Bleus, portés par leur bonne étoile. Gageons que cela ne changera rien au respect et à l’amitié entre les joueurs des deux équipes mais il fallait bien que leurs trajectoires soient opposées à l’issue de ce match. Un des personnages du film de Scola disait : « Nous voulions changer le monde, mais le monde nous a changé ». Je ne sais pas si les Français évoluant en Série A ont eu l’ambition de changer le football italien mais pour sûr le football italien les a transformé, peut-être en champions.

LES FRANCAIS:

Barthez (3/5) : Sûr dans les airs, il n’a pas trop été mis à contribution. Heureusement il stoppe le péno d’Albertini après l’échec de Lizarazu.

Thuram (3/5) : Sans adversaire direct sur son côté, il a tenté d’amener un plus offensif sans commettre d’impair défensif.

Desailly (4/5) : Impressionnant physiquement, il a bougé Vieri tout le match. Excellent match défensif.

Blanc (4/5) : A l’image de son compère de défense centrale avec quelques sorties balle au pied en plus.

Lizarazu (1/5) : Match à oublier pour Lizarazu. Meilleur offensivement que défensivement, les Italiens n’attaquaient plus que de son côté en deuxième mi-temps. Et ce péno…

Karembeu (3/5) : Efficace à la récupération, on aurait aimé qu’il amène un plus offensif.

puis Henry (2/5) : Alors qu’il était entré pour faire exploser la défense italienne à coups d’accélération, il a multiplié les mauvais choix.

Deschamps (4/5) : C’était un match pour lui, tout en tactique et en science du placement. Il a gagné la bataille du milieu avec son fidèle bras droit Petit.

Petit (4/5) : On en parle pas beaucoup mais Petit fait une sacrée Coupe du Monde. Excellent au pressing, il est souvent le premier relanceur de l’équipe aussi.

Zidane (3/5) : Il a touché beaucoup de ballons mais le marquage individuel de Pessotto lui a posé pas mal de problèmes. Il monte en puissance cependant.

Djorkaeff (3/5) : Le Snake aurait dû être le héros de ce match. A deux reprises, il s’est retrouvé face à Pagliuca et a manqué la mire. Mais il a été très actif face au monstrueux Cannavaro.

Guivarc’h (2/5) : Pas beaucoup de ballons à grailler, il est vite devenu nerveux à cause des fautes des défenseurs italiens.

puis Trezeguet (3/5) : Guère plus de ballons que Guivarc’h. Il est rentré quand les Français reculaient.

LES ITALIENS:

Pagliuca (3/5) : Comme Barthez, il a fait le taf surtout en début de match sans trop souffrir.

Cannavaro (5/5) : Monstrueux à ce poste d’arrière droit. Impassable avec ce qu’il faut de vice. 24 ans putain.

Bergomi (3/5) : On avait l’impression qu’il jouait en marchant mais le vieux Bergomi a été rarement mis en danger.

Costacurta (4/5) : Un sacré défenseur. Du duel, du tacle, de la relance : tout ce qu’il aime.

Maldini (3/5) : Le beau Paulo a souffert un peu en première mi-temps surtout quand Thuram montait et puis après il s’est repris et a dominé.

Pessotto (4/5) : 90 minutes à courir après Zidane. Du marquage individuel à l’ancienne mais relativement propre, à signaler.

D. Baggio (1/5) : Dino n’a rien fait de bon.  

puis Albertini (3/5) : Entré au milieu, il a coïncidé avec la bonne période italienne.

Di Biagio (3/5) : Sacré guerrier au milieu. Il a comblé pas mal d’espaces.

Moriero (3/5) : Il a marché sur Lizarazu tout le match mais putain quelle salope.

Del Piero (2/5) :  Le Juventini était absent des débats.

puis R. Baggio (4/5) : Entré à l’heure de jeu, Baggio a été le poison de l’équipe italienne. Disponible et alerte, il nous a fait souffrir pendant 60 minutes.

Vieri (3/5) : Pas de bon ballon pour le meilleur buteur de Liga. Il a souffert contre Desailly.

Cdm98 Brésil 3-2 Danemark: Ronaldor et Rivaldor évitent la catastrophe

Brian-Laudrup

Deux équipes qui ont passé quatre buts en huitième, ça laissait envisager du spectacle à la Beaujoire. Et on peut le dire, il y en a eu, notamment avec une première heure de folie. Sans ses deux génies Ronaldo et Rivaldo, le Brésil aurait pu connaître une drôle de désillusion face à un Danemark rempli de sang froid et qui n’a jamais abdiqué.

Au vu des matches accomplis par chacun au tour précédent, difficile d’imaginer des changements dans les compositions d’équipe. On repart avec les mêmes et surtout sur les mêmes bases pour les danois. Deux minutes de jeu à peine et les voilà qui mènent déjà au score, comme face au Nigéria. Le Danemark aime beaucoup les similitudes puisque le but de Jorgensen vient d’un coup franc rapidement joué, chose déjà aperçue contre nos français sur le pénalty concédé par Candela.
La Seleçao ne s’attendait pas à être cueilli à froid et Zagallo est déjà debout. On ne retrouve pas le jeu chatoyant des brésiliens et la technique est même à mettre à l’actif des scandinaves sur ce début de rencontre avec un double une-deux entre Brian Laudrup et Moller qui émerveille le public.

Il faut attendre le premier ballon potable de Ronaldo pour retrouver de la lumière. Le phénomène a le droit à un marquage individuel serré, ce qui laisse des espaces à ses coéquipiers. Et R9 n’est pas qu’un buteur ou un dribbleur, il sent aussi parfaitement le foot, et sur son premier ballon donc, il trouve Bebeto en diagonale dans la profondeur qui n’a plus qu’à ajuster Schmeichel pour égaliser. Onze minutes et un but de chaque côté. C’est bien parti.
Le Brésil retrouve un peu d’allure et prend le match à son compte. On voit de plus en plus les fameuses montées de Cafu et de Roberto Carlos, particulièrement échaudé depuis le début de la rencontre entre un carton jaune, des errements défensifs et du joga bonita en attaque.
Le ballon est donc brésilien mais ça ne donne pas plus d’occasions pour autant. C’est une fois de plus des pieds de Ronaldo que la différence va se faire. Et de ce d’Helveg et Rivaldo également. Le premier va foirer sa relance, redonnant la balle face au jeu à Ronaldo qui peut délivrer un nouveau caviar pour le second qui va bonifier tout ça d’une magnifique frappe piquée par dessus Schmeichel dans un angle pas facile. Sans l’air d’y toucher, le Brésil est repassé devant sur deux actions fulgurantes. C’est aussi ça la force des champions.

Que faire pour le Danemark ? Ne pas baisser les bras et tenter d’aller de l’avant. Avec les frères Laudrup et le déménageur Moller, il y aura forcément des possibilités face à une défense brésilienne parfois distraite. Ca aurait pu être le cas pour Moller s’il n’avait pas raté son contrôle seul dans la surface sur un service du maitre Michael. Patience, patience..
Car d’entrée de seconde période, l’égalisation va être servie sur un plateau par un geste totalement incompréhensible de ce taré de Roberto Carlos. Au lieu d’assurer son dégagement, le latéral madrilène tente un retourné dans sa propre surface. Qu’il rate lamentablement, laissant à Brian Laudrup tout le loisir de fusiller le pauvre Taffarel. Tout est à refaire pour le Brésil, une nouvelle fois surpris en début de mi-temps.

Il faudra un quart d’heure aux sudaméricains pour se remettre dans le sens de la marche. Et encore grâce à un coup de génie. Rivaldo profite du marquage à la culotte sommaire sur son compère Ronaldo pour avancer de 20 mètres avec le ballon pour décrocher une frappe puissante à ras de terre à l’entrée de la surface. Schmeichel n’y peut toujours rien et ne peut que constater les dégâts. L’affaire se complique sérieusement pour les danois qui imaginaient avoir fait le plus dur en revenant au score. Helveg, Laudrup Brian auront bien quelques miettes d’opportunités mais pas assez pour inquiéter les solides Baiano et Aldair qui ont décidé de fermer boutique. La dernière frayeur viendra d’une tête de Rieper sur corner qui échoue sur la barre dans les derniers instants.

Ce vaillant Danemark n’a jamais abdiqué et a joué avec ses armes mais n’a pas pu empêché les brésiliens de se hisser dans le dernier carré du Mondial, une fois n’est pas coutume. Le champion en titre est bel et bien là, qu’on se le dise.

FEUILLE DE MATCH
3-2: Bebeto (11′) Rivaldo (25′; 60′) – Jorgensen (2′) B.Laudrup (47′)
Stade de la Beaujoire, Nantes
49.500 spectateurs
Arbitre: Monsieur Gamal Al Ghandour (Egypte)


BRESIL
.Taffarel (5):
Il est délaissé par sa défense sur les deux buts. Pour le reste, du classique pour lui.

.Cafu (5.5): Des montées de folie, comme d’habitude et pas trop d’emmerdes sur son côté. Reste ce carton jaune débile pour avoir gagner du temps qui le prive de demie-finale.

.Aldair-Junior Baiano (5): Ils ont du s’y mettre à deux pour stopper ce buffle de Moller. Avec plus ou moins de succès.

.Roberto Carlos (1): Dans un bon soir, il est le meilleur latéral gauche du monde. Dans un mauvais, il peut coûter un match. Il aurait pu se faire expulser à la dixième pour un tacle par derrière débile, a tenté deux coups de 40m impossible et puis, ce retourné, aussi incompréhensible que raté, dans sa propre surface qui vaut une égalisation du Danemark. Un bêtisier à lui tout seul ce soir.

.Dunga (5.5): Le précieux capitaine a ratissé du ballon mais a surtout remis les siens dans le sens de la marche avec quelques gueulantes bien senties.

.César Sampaio (6): Le sécateur du milieu a fait son taf avec réussite, n’hésitant jamais à mettre le pied là où il faut. Et si c’est sur un mollet adverse, c’est encore mieux.

.Leonardo (4): Invisible, il n’a rien apporter techniquement. Remplacé par Emerson pour renforcer le milieu de terrain.

.Rivaldo (7): Un premier but tout en finesse, un second un peu plus fort. Et surtout ce toucher de balle élégant qui fait la différence entre les lignes. Un bonheur.

.Bebeto (5.5): On le voit quasi jamais dans le jeu mais il termine encore avec un but, grâce à un super appel…

.Ronaldo (7): … et à un super service d’il phenomeno. R9 a montré aujourd’hui qu’il était un joueur offensif complet. Pas d’occasions à se mettre sous ses grandes dents, mais un rôle de 9 et demi qu’il a effectué à la perfection avec deux passes décisives vraiment décisives. On paie pour ce genre de joueur.

DANEMARK
.Schmeichel (4.5):
On peut difficilement chopper la moyenne quand on prend trois pions, même si sa responsabilité n’est pas directement engagé. Mais il ne fait aucune différence sur les deux faces à faces.

.Colding (5): Un match solide. Un Mondial solide. Le mec que tu emmènes à la guerre en toutes circonstances.

.Rieper – Hogh (3): On avait loué leur solidité au match précédent. Ce soir, ils ont montré leurs limites tactiques. Se focalisant uniquement sur Ronaldo, ils ont laissé des boulevards énormes dans l’axe, profitant ainsi à Bebeto et Rivaldo sur chaque but. Le manque d’expérience du haut niveau.

.Heintze (5): Il a passé un bon moment face au peureux Leonardo. Moins facile face aux déboulés de Cafu.

.Helveg (4.5): Une relance dans l’axe toute moisie qui donne le deuxième but aux brésiliens. Dommage parce que pour le reste, il a plutôt été bon dans son rôle de libéro du milieu.

.Nielsen (5.5): La touche technique du milieu danois. Sorti on ne sait trop pourquoi à la mi-temps, remplacé par Tofting (5.5) qui a fait ce qu’on attendait de lui: du ménage.

.Jorgensen (6.5): Un excellent match pour le minot, dans un rôle de relayeur offensif. Petit gabarit, il compense par une belle technique et quatre poumons. Son but rapide l’a sûrement mis en confiance pour le reste de la rencontre.

.Michael Laudrup (5.5): Sans courir, il a distribué quelques galettes. Mais a bien été chahuté par ces cancres de Dunga et Sampaio.

.Brian Laudrup (6): Toujours pareil. De l’activité, des ailes de pigeon et ce qu’il faut d’opportunisme pour marquer sur une cagade adverse. On ne demande pas plus.

.Moller (5.5): C’est simple, il est là pour faire du mal physiquement à la défense. Ce qui ne lui laisse que peu de temps pour s’exprimer avec ses pieds, preuve en est avec ce contrôle manqué dans la surface, tout seul. Précieux tout de même. Remplacé par son sosie Ebbe Sand.

Cdm 98 Argentine 2-2 Angleterre (4-3 tab) : au bout du suspense

argentine angleterre

« Plein les yeux » n’est pas seulement une émission présentée par Carole Rousseau et Jacques Legros sur TF1; plein les yeux, c’est ce que se sont mis les spectateurs et les téléspectateurs qui ont assisté à cet Argentine-Angleterre. Entre le programme télé et ce match, on a pu remarquer un point commun : des histoires spectaculaires et époustouflantes.

Et ce spectacle a commencé dès les premières minutes. Au coup d’envoi déjà, on sentait les deux équipes portées vers l’offensive. Cela allait se concrétiser par deux buts dans les dix premières minutes. Les deux sur pénalty. La preuve que les deux équipes n’ont pas pris le match à la légère. Le premier est l’oeuvre de Batistuta après une faute de David Seaman sur Diego Simeone. L’Argentin a cependant bien joué le coup, forçant son plongeon. 1-0 à la 6ème minute donc pour l’Albiceleste mais pas pour très longtemps. Quatre minutes plus tard, le buteur anglais number one Allan Shearer trompait Roa sur pénalty. Un pénalty sifflé pour une faute d’Ayala sur Michael Owen qui avait fait la différence. Vous l’aurez compris, tout allait déjà à 1000 à l’heure. Et ce n’était que le début. Alors que les deux équipes se rendaient coups pour coups, Michael Owen trouvait la faille après un numéro de soliste incroyable : contrôle en aile de pigeon dans le rond central, accélération, Chamot et Ayala dans le vent, accélération et tir du droit en pleine lucarne. L’un des plus beaux buts de la compétition. 2-1 au bout de 16 minutes en huitième de finale de Coupe du Monde, c’est quand même incroyable. Mais le match allait se calmer, devenir moins fou. Pourtant les occasions continuaient de s’enchaîner, notamment du côté anglais où Paul Ince puis Paul Scholes passèrent tout proche d’inscrire le but du 3-1. Malheureusement pour eux, ce sont bien les Argentins qui revinrent dans le match dans le temps additionnel de la première période grâce à une magnifique combinaison Veron/Zanetti sur coup-franc. Le joueur de l’Inter sortait du mur, contrôlait le ballon dans la surface et ouvrait son pied gauche pour tromper Seaman et pour ainsi mettre fin à cette première mi-temps historique.

La deuxième période allait être du même acabit. Pas pour les mêmes raisons. Dès le retour du vestiaire, David Beckham se faisait expulser pour un croche-pied sur Diego Simeone qui ne se faisait pas prier pour en rajouter un petit, comme à son habitude. Un carton rouge stupide qui n’allait cependant pas changer la donne dans ce match. A dix contre onze, les Anglais ne se laissaient pas abattre et continuaient d’attaquer et surtout de bien défendre. Plus fermé, le match s’engluait quelque peu. Mais Batistuta, Shearer ou encore Owen se créaient tout de même des occasions. Seul au point de pénalty l’Argentine ne cadrait pas sa tête alors que Roa boxait le coup-franc de Shearer et que Michael Owen voyait sa frappe passer au dessus au terme d’une action semblable à son but. A ce moment de la rencontre, on sentait la prolongation et le tir au but arriver à grand pas. Et c’est ce qui arriva malgré les différents changements effectués par Passarrella et par Hoddle. Les entrées de Gallardo et de Crespo en lieu et place de Batistuta et de Claudio Lopez apportaient un nouveau souffle à une attaque sud-américaine en baisse mais pas assez pour trouver le chemin des filets. Au bout de 93 minutes, Kim Morton Nielsen sifflait donc la fin du match. Fatiguées, les deux équipes vécurent ces prolongations comme un calvaire de 30 minutes. Le spectateur aussi. Même si la tension était à son comble, le jeu n’était plus aussi agréable à voir, les occasions, elles, étaient extrêmement rares. C’est avec soulagement et excitation que tout le monde se dirigeait ainsi vers la séance de tirs aux buts. Vers la loterie comme on a l’habitude de l’appeler. Et à cette loterie, ce sont les Argentins qui s’en sont le mieux sortis grâce à un Roa stoppant deux tirs aux buts alors que dans le même temps, Seaman n’en arrêtait qu’un. Les maudits anglais se nomment Paul Ince et David Batty. Du côté argentin, le pestiféré a pour nom Hernan Crespo. Mais peu importe, l’Argentine était qualifiée pour la suite de la compétition et pouvait tranquillement aller affronter les Pas-Bas en quart de finale. Crevés mais qualifiés. L’Angleterre rentre chez elle, la tête basse. Les Français peuvent sourire, leurs meilleurs ennemis quittent la compétition prématurément. Rien de tel pour nous redonner la pêche.

ARGENTINE

C. Roa 7/10 : héros de la séance des tirs aux buts où il a stoppé deux tirs, Roa s’était auparavant montré serein. Surtout qu’il ne pouvait pas faire grand chose sur les deux buts anglais.

R. Ayala, N. Vivas, JA Chamot 5/10 : (trop) souvent dépassés par la fougue du jeune Michael Owen, les défenseurs centraux n’ont pas fait le meilleur match de leur vie. L’apothéose de leur non-match sera la faute d’Ayala sur Owen qui coutera le pénalty.

M. Almeyda 5.5/10 : si Lucky Luke tire plus vite que son ombre, Almeyda, lui, joue dans l’ombre. Mais à la fin c’est toujours lui qui gagne.

JS Veron 6/10 : l’élégance transpire de ses pieds. La filouterie aussi. Inspiré, c’est lui qui sert Zanetti pour l’égalisation. Mais ce ne sera pas sa seule pierre à l’édifice. Tout au long du match, il aura oeuvré pour son équipe en jouant juste et vers l’avant.

D. Simeone 6/10 : si en 1998, le Fils de puterie game avait existé, Diego Simeone aurait été tout en haut de l’affiche. Un genre de prestation à faire pâlir Busquets. Remplacé par Berti au tout début de la prolongation et qui attendra la séance de tirs aux buts pour s’illustrer.

J. Zanetti 6.5/10 : une activité digne des plus grands et un joli but. Ce jeune homme a tout pour réussir dans la vie.

A. Ortega 6.5/10 : instigateur de toutes les offensives argentines, El Burrito est sans doute l’un des meilleurs joueurs de la compétition. Pourquoi ? Seulement parce qu’il réussit tout ce qu’il entreprend. Et que tout ce qu’il entreprend te fait bander.

G. Batistuta 7/10 : heureusement que l’Argentine l’a celui-là. Sans lui, pas d’occasions. Sans lui, pas de buts donc sans lui pas de victoires. Remplacé par H. Crespo 4/10 qui aura tout loupé : une occasion en or et son tir au but.

C. Lopez 5.5/10 : encore une fois il souffre de la comparaison avec ses autres coéquipiers d’attaque. On l’a vu faire trois ou quatre accélérations mais c’est bien trop peu. Remplacé à la 68ème minute par Marcelo Gallardo 6/10 : tout de suite plus en vue que son prédécesseur, Gallardo a beaucoup tenté, quitte à avoir du déchet.

ANGLETERRE

D. Seaman 5.5/10 : coupable d’une légère faute sur Lopez, il concède le pénalty et l’encaisse avant d’en arrêter un aux tirs aux buts. Le reste du temps il aura sauvé son équipe d’une défaite dans le temps réglementaire.

G. Le Saux 5/10 : ultra offensif encore une fois ce qui lui permet d’être pratiquement inexistant derrière. Bien joué. Remplacé à la 71ème minute par G. Southgate (5/10) qui n’a pas semblé plus en réussite.

T. Adams 6/10 : des retours salvateurs et une expérience qui fait indéniablement du bien.

S. Campbell 6/10 : pareil que pour l’alcoolique au dessus de lui. L’expérience en moins, le force en plus.

G. Neville 5/10 : putain mais qui sont ces défenseurs bons à rien qui feront rien de leur vie ?

P. Ince 6/10 : il fait autant de bien à son équipe qu’il ne fait de mal à ses adversaires. Un carton jaune pour contestation et une belle reprise lointaine sont à mettre à son actif.

D. Anderton 4.5/10 : décisif en phase de poule, le joueur de Tottenham n’a pas réitéré ses exploits passés. Dommage. Remplacé à la 97ème minute par David Batty qui, pour marquer le coup, a décidé de louper son tir au but décisif.

D. Beckham 0/10 : l’homme du match c’est lui. Ou plutôt le fautif du match. En tout cas, tous les Britanniques lui en veulent. La cause ? Son expulsion débile au retour des vestiaires pour un croc-en-jambe sur Simeone qui n’en demandait pas tant. Laissant ses partenaires se battre à 10 contre 11, Beckham est désormais considéré comme un traître à la nation.

P. Scholes 5/10 : merde il est roux. Et les roux en 1998, c’est déjà has-been. Remplacé à la 78ème minute par Paul Merson 5/10 qui est moins talentueux au foot que Paul Personne. Même s’il a marqué son tir au but.

A. Shearer 6.5/10 : le chef de file de l’attaque anglaise. A Owen la fougue, à Shearer la sagesse. Point d’orgue de sa soirée : son pénalty et son tir au but réussi.

M. Owen 7.5/10 : un futur Ballon d’Or en puissance, c’est certain. Sur ce match en tout cas, il a montré toutes les qualités dont il faut disposer pour un jour décrocher ce Graal : vitesse, technique, finition, aisance, culot. De la première à la dernière minute, il a été le danger numéro 1.

CDM98 Roumanie 0-1 Croatie : La Croatie, ce néophyte ambitieux

 

Pour sa première participation à une Coupe du Monde, la Croatie continue son chemin vers la gloire avec une victoire très logique face à des Roumains en fin de cycle.

Entre des Roumains, quart-de-finaliste de la dernière WC aux Etats-Unis, qui avaient fini premiers de leur groupe devant l’Angleterre et la Colombie et une Croatie néophyte à ce niveau, on pensait que les Roumains seraient des favoris certains.

Le début de match semble confirmer cette tendance avec des Roumains qui jouent haut et un Hagi qui touche d’innombrables ballons. Les 10 premières minutes sont complètement roumaines mais les premières occasions sont croates. Devant Suker puis Vlaovic, Stelea commence son match de folie.

Après ce premier quart d’heure, les Croates commencent à jouer plus haut et c’est l’autre n°10 de la partie Zvonimir Boban, le joueur du Milan AC, qui reprend la vedette avec toute sa classe balle au pied. Sur une superbe action, Boban sert Suker dans la surface qui remet directement en retrait pour Asanovic. L’ancien joueur du FC Metz reprend en une touche mais Stelea est encore présent.

On assiste à une belle confrontation entre deux gros blocs très bien en place. Si la Croatie réussit à se montrer dangereuse en peu de touches de balle, la Roumanie souffre pour s’approcher des buts de Ladic. La Roumanie se procure une seule occasion franche lors de ces 45 premières minutes avec un face-à-face pour Adrian Ilie, suite à un bon ballon de Gh. Popescu dans le dos de Bilic. Cependant Ilie bute sur Ladic.

Alors qu’on se dirigeait vers la mi-temps, Gabriel Popescu fait une énorme erreur. Le ballon file vers Asanovic dos au but dans la surface. Popescu le ceinture alors qu’Asanovic ne peut pas tirer. Penalty logique ! Suker la mettra au fond en puissance. 1-0 pour les Croates.

La deuxième mi-temps repart sur les mêmes bases avec des Roumains impuissants et des Croates très bien en place et tranchants sur leurs attaques. A l’heure de jeu, Gheorghe Hagi cède sa place et on comprend que la magie roumaine de 1994 a disparu.

Vlaovic, Suker, Jarni, Asanovic et Boban se promènent sur le terrain. Sans un énorme match de Stelea et un peu de suffisance croate, les Croates pourraient mener avec deux ou trois buts d’écart. Du côté des Roumains, il manque cette dernière passe ou cette accélération et même Adrian Ilie, excellent lors du premier tour, semble impuissant.

La Croatie gagne logiquement ce match 1-0 sans avoir tremblé à aucun moment. Les néophytes continuent leur route et vu leur intelligence collective, il se pourrait qu’ils créent une énorme surprise pendant cette Coupe du Monde. Pour les Roumains, c’est la fin de la route et d’une génération qui aura fait rêver un pays.

LES CROATES

Ladic (3/5) : Quasiment rien à faire hormis un duel en première mi-temps gagné contre Ilie.

Stimac et Bilic (4/5) : La charnière croate a mangé Moldovan et Ilie. Très costauds sur l’homme et quasiment jamais pris à défaut dans le placement.

Simic (3/5) : Il a fait son boulot tranquillement côté droit, sans trop forcer.

Jarni (4/5) : Le joueur du Betis s’est promené sur son côté gauche. Un excellent apport offensif.

Asanovic (4/5) : Le mec joue comme dans les 70’s en slow motion. Mais ça reste très propre et un régal à voir jouer.

Boban (4/5) : Le patron de l’équipe croate. A la récupération et à la création, son élégance saute aux yeux. Un peu de nonchalance devant le but cependant.

Stanic (2/5) : S’est caché sur son côté droit.

Jurcic (3/5) : L’homme de l’ombre mais très précieux en 6.

Vlaovic (3/5) : Le complément idéal de Suker avec toutes ses courses.

Suker (4/5) : Encore une fois décisif. Un putain de sang-froid. Le mec prend son pouls avant de tirer un péno…

LES ROUMAINS

Stelea (5/5) : Sans lui, la Roumanie prenait une valise. Du très grand Stelea !

Petrescu (2/5) : Il avait déjà été malmené par Graeme le Saux, rebelote contre Jarni.

Ciobotariu et Filipescu (3/5) : Les deux stoppeurs ont fait le boulot.

Gh. Popescu (3/5) : A souffert sur quelques actions croates mais reste d’une classe rare.

Galca (2/5) : N’a pu endiguer les offensives croates et le rayonnement de Boban. Il faut dire qu’il n’a pas été trop aidé par ses collègues.

Munteanu (3/5) : A gauche au début puis dans l’axe après la sortie d’Hagi. Dorinel a tenté mais en vain.

Hagi (2/5) : Il a touché beaucoup de ballons mais souvent loin du but. A souffert de la comparaison avec Boban.

Ga. Popescu (0/5) : Mon abruti en or. Putain, ceinturer le mec alors qu’il est dos au but !

Moldovan (1/5) : Pas de mouvement, pas de ballon.

Ilie (2/5) : Adrian n’avait pas les cannes apparemment. Dommage, il avait fait un énorme premier tour.

 

Cdm 98 Pays-Bas 2-1 Yougoslavie: Davids, ce héros.

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Voilà bien un huitième de finale qui promettait, sur le papier, entre deux équipes que l’on connaissait joueuses et techniques. Les Pays-Bas s’avançaient en léger favoris de cette rencontre, la jeune garde néerlandaise pouvant mettre à mal bon nombre d’équipe, mais il fallait pour les Oranje se méfier de l’expérience de joueurs tels que Stojkovic ou Mijatovic.

La rencontre partait tout de suite sur un rythme enlevé et le match s’annonçait plaisant. Et ce sont les Pays-Bas qui prenaient ce huitième par le bon bout. Bergkamp se battait sur la gauche, arrachait un ballon, et centrait au second poteau, vers De Boer, lequel remisait de la tête vers Cocu, mais il ne manquait que quelques centimètres à ce-dernier pour propulser la gonfle au fond des filets.

Si les joueurs Néerlandais semblaient dominer les débats de la tête et des épaules, les occasions sérieuses n’étaient pas légion, et si techniquement, c’était un vrai plaisir de voir jouer les Oranje, ceux-ci pêchaient dans la finition, à l’image de cette nouvelle tête de Cocu sur corner qui passait au-dessus, ou de cette frappe de Numan trop écrasée.

La pression s’accentuait néanmoins sur le but de Kralj, lequel détournait difficilement une frappe des vingt mètres de Bergkamp aux alentours de la demi-heure de jeu. Overmars parvenait enfin à effectuer une vraie différence sur le côté gauche, mais son centre était détourné in extremis. Seedorf avait lui aussi l’occasion de se mettre en position de frappe, mais Kralj était une nouvelle fois vigilant.

La délivrance néerlandaise arrivait à la trente-huitième minute. Sur un coup-franc lointain, Bergkamp s’imposait physiquement dans la surface, et pouvait tromper Kralj d’un tir placé sur la droite du gardien yougoslave.

La seule, timide réaction yougoslave venait d’un coup-franc de plus de trente mètres frappé par Mihajlovic, mais qui n’inquiétait pas un Van der Sar bien placé.

A la mi-temps, les Pays-Bas menaient donc par un but à zéro, c’était clairement mérité, et on imaginait mal comment la Yougoslavie pouvait revenir dans le match.

C’était bien mal connaître les hommes de Santrac, lesquels revenaient avec de bien meilleures intentions. Et très, vite, suite à un coup-franc bêtement concédé par Reiziger sur le côté gauche de la surface, Stojkovic déposait un ballon au deuxième poteau, sur la tête de Komljenovic, lequel trompait un Van der Sar impuissant.

Un partout, le match était relancé, les Pays-Bas se mettaient à déjouer, et la Yougoslavie en profitait.
Elle obtenait même un penalty pour une obstruction de Jaap Stam sur Stojkovic.
Et c’est sûrement là ce que l’on nomme le « tournant du match ». Pedrag Mijatovic s’élançait, frappait en force, mais la balle atterrissait sur la barre transversale ! Les Pays-Bas ont frôlé le K.O.

Et, peu à peu, les Oranje allaient s’extirper de la pression adverse et refaire surface, comme sur ce très bon coup-franc obtenu par Bergkamp, face au but, légèrement sur la gauche à dix-huit mètres. Seedorf s’en chargeait mais sa frappe s’envolait.

Overmars se signalait ensuite par deux fois, la première en se montrant remuant sur le côté droit pour une frappe à côté. La seconde en reprenant de la tête un centre au deuxième poteau adressé par De Boer, mais ce n’était toujours pas cadré.

La rencontre perdait ensuite en intensité, malgré ces tentatives de Jugovic pour la Serbie ou de Seedorf pour les Pays-Bas.

Alors que deux minutes de temps additionnel étaient annoncées, les joueurs de Guus Hiddink décidaient d’enflammer la fin de rencontre. D’abord sur une frappe de De Boer en pivot, laquelle donnait un corner, puis sur une frappe de Overmars détournée par Kralj.

Enfin, et dans la dernière minute, Davids récupérait le ballon suite à un corner. N’étant pas attaqué, il avait tout son temps pour armer une frappe du gauche à mi-hauteur. La gonfle passait devant une forêt de jambes, Kralj mettait la main, mais ce n’était pas suffisant. Le cuir finissait sa course au fond des filets et Davids propulsait les Pays-Bas en quarts de finale !

Feuille de match

Pays-Bas 2-1 Paraguay (Bergkamp 38ème, Davids 90ème+2 pour les Pays-Bas, Komljenovic 48ème pour la Yougoslavie)

Stadium Municipal Toulouse (33 000 spectacteurs)

Pays-Bas : Van der Sar – Reiziger, R. De Boer, Stam, Numan – Davids, Seedorf- F. De Boer, Cocu, Overmars, Bergkamp.

Yougoslavie : Kralj – Mirkovic, Djorovic, Mihajlovic, Komljenovic – Jokanovic, Brnovic, Jugovic, Stojkovic, Petrovic – Mijatovic.

Les notes

PAYS BAS

Van der Sar (7/10) : Difficile de lui reprocher quoi que ce soit sur le but. Pour le reste, il a effectué un bon match, avec de bonnes interventions lorsqu’il a été sollicité.

Reiziger (4/10) : Qu’il a dû se sentir mal après avoir concédé cette faute stupide qui a amené le but ! Sans compter que son match fut loin d’être exceptionnel.

R.De Boer (6/10) : Match sérieux et appliqué pour l’un des jumeaux. Pas beaucoup de travail à faire, ceci dit.

Stam (5/10) : Méritait la même note que son compère de l’axe défensif. Mais le penalty sifflé contre lui a forcément joué en sa défaveur.

Numan (6/10) : Plus offensif que Reiziger, il a tenté d’apporter le surnombre à gauche. Peu de travail défensif à signaler.

Seedorf (7/10) : Son duo avec Davids est redoutable, ils ont été les maîtres du milieu de terrain pendant toute la première période, et leur réveil en seconde aura coïncidé avec le retour des Néerlandais en seconde.

Davids (8/10) : Voir le commentaire de Seedorf et y ajouter un but. Grand match.

F. De Boer (7/10) : Il aura donné pas mal de tours de reins à ses adversaires, à droite ou à gauche. Ses centres auraient mérité un meilleur sort.

Cocu (6/10) : Un rouage essentiel dans le collectif Oranje.

Overmars (6/10) : Aura beaucoup tenté, mais aura été moins efficace qu’à son habitude.

Bergkamp (7/10) : Ce joueur est au-dessus de considérations telles que les notes, mais les rédacteurs ont des consignes, vous comprenez ?

YOUGOSLAVIE

Kralj (7/10) : Le portier yougoslave aura vraiment tout tenté pour préserver ses buts. Mais il fut obligé de s’incliner deux fois. C’est triste pour lui.

Mirkovic (5/10) : Plutôt en difficulté face à Overmars, il l’aura tout de même empêché d’être trop dangereux.

Djorovic (4/10) : Bergkamp lui aura fait très très mal.

Mihajlovic (5/10) : Aura moins souffert que son partenaire, et aura tenté de trouver la faille sur coup-franc, sans succès. Sorti sur blessure et remplacé par Saveljic , que l’on n’aura que peu vu.

Komlejnovic (6/10) : Si De Boer l’aura fait tourner en bourrique plus d’une fois, sa présence offensive sur coup-franc aurait dû amorcer la révolte yougoslave.

Jokanovic (3/10) : C’est un peu embêtant lorsqu’on ne sait pas trop quoi dire de la performance d’un joueur.

Brnovic (4/10) : De l’activité mais pas mal d’imprécisions.

Jugovic (5/10) : Bien trop discret quand on connaît son talent.

Stojkovic (7/10) : Une passe décisive et un penalty provoqué dans un match difficile, c’est pas mal non ? Remplacé par Savicevic toujours intéressant à voir évoluer.

Petrovic (4/10) : C’est un peu la même chose que pour Brnovic. Faut dire que les ailiers néerlandais, c’est quelque chose, à surveiller…

Mijatovic (3/10) : La grosse déception du match. Il n’aura pas su se signaler et ses coéquipiers ont eu un mal fou à le trouver. Le penalty manqué pèse lourd dans la balance de sa note.